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Sanctions du Royaume-Uni : le vice-président de la Guinée Équatoriale rattrapé par ses frasques


Les autorités britanniques ont annoncé jeudi 22 juillet, des sanctions contre le vice-président de la Guinée Équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, par ailleurs fils du président Teodoro Obiang Nguema Mabosogo. Londres a justifié ces mesures contre M. Obiang Mangue, 46 ans, en évoquant des allégations de "détournement de fonds publics" et des pots-de-vin qui lui auraient permis de financer un train de vie somptueux.


Il aurait consacré plus de 500 millions de dollars à l'acquisition de résidences de luxe à travers le monde, d'un jet privé, de voitures et d'objets de collection liés au chanteur Michael Jackson.


Ces sanctions, qui prévoient un gel des avoirs et des interdictions d'entrée au Royaume-Uni, ont été prises dans le cadre d'un régime de sanctions anticorruption qui avait déjà permis de punir en avril 22 individus de six pays différents, dont la Russie.


"Les mesures que nous avons prises aujourd'hui ciblent des individus qui se sont enrichis aux dépens de leurs citoyens", a déclaré jeudi le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, dans un communiqué.


Le vice-président de Guinée équatoriale a été sanctionné notamment pour avoir "détourné de l'argent public sur son compte en banque personnel" et pour avoir "sollicité des pots-de-vin".


Une lourde condamnation définitive à Paris


Le 27 octobre 2017, à l'issue du premier procès dit des « biens mal acquis » devant la justice française, le tribunal correctionnel avait déjà prononcé une peine d'emprisonnement, assorti d'un sursis et une amende de 30 millions d'euros. En appel, les magistrats avaient confirmé la confiscation de l'ensemble des biens saisis – dont un hôtel particulier sis avenue Foch à Paris et estimé à lui seul 107 millions d'euros.


La Guinée équatoriale a rejeté des sanctions "unilatérales et illégales" imposées par le Royaume-Uni contre un haut dignitaire de ce pays d'Afrique centrale, selon un communiqué rendu public samedi par les autorités équato-guinéennes.


"Les sanctions sans fondement imposées par le gouvernement britannique trouvent leur justification dans les manipulations, les mensonges (...) que promeuvent certaines organisations non-gouvernementales contre la bonne image de la Guinée équatoriale", selon le communiqué des autorités, qui évoque des sanctions "unilatérales et illégales".

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