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Pourquoi certaines entreprises refusent de quitter la Russie ?Burger King, McDonald’s, Auchan…



Malgré le départ de plusieurs entreprises, d'autres peinent toujours à prononcer des sanctions contre la Russie. Et il y a une bonne raison à cela.


Les sanctions contre la Russie se sont enchainées depuis la décision du Kremlin de lancer une opération spéciale en Ukraine. En plus d’être attaqué politiquement, le pays de Vladimir Poutine a aussi dû faire face au départ de bon nombre de multinationales privées. Certaines ont été particulièrement rapides, comme Airbnb et Netflix, qui ont pris activement part à la résistance pro-Ukraine, d’autres ont été un peu plus longues à la détente, à l’image d’H&M, Nintendo ou Ikea, qui ont fini par céder sous les pressions internationales.


Pour autant, le pays n’a pas été totalement déserté. Certaines enseignes restent toujours accessibles, comme Auchan, Total, Leroy Merlin, Burger King, Marks and Spencer ou encore McDonald’s. Une situation pour le moins étonnante, surtout pour la célèbre enseigne de fast-food qui avait pourtant pris position contre la Russie.


Peur des représailles


Tandis que certaines entreprises entendent maintenir leur activité en Russie, d’autres ne peuvent tout simplement pas quitter le pays sur un coup de tête. Dans la majorité des cas, les marques ont cédé leurs droits à des franchisés ou à des entreprises tierces pour gérer leurs affaires chez Vladimir Poutine. Pour Marks & Spencer par exemple, c’est un groupe turc nommé FiBA qui gère la marque en Europe de l’Est. Impossible donc de fermer des magasins sur simple décision du siège britannique.


Même situation pour McDonald’s dont 132 restaurants continuent d’ouvrir leurs portes malgré les mesures prises par le siège. “D’un point de vue purement commercial et contractuel, il est très difficile de (les obliger à fermer) sans conséquences juridiques considérables”, explique ainsi l’avocat Graeme Payne au micro de la BBC.


Non seulement les marques auraient bien du mal à contraindre leurs collaborateurs russes à la fermeture, mais en plus, un arrêt de l’approvisionnement donnerait sans doute raison aux franchisés. De plus, dans le cas où un tribunal européen ou américain donne raison au siège, il y a en réalité peu de chance que les tribunaux russes ne fassent réellement appliquer ce choix. Rappelons que face aux sanctions commerciales, le Kremlin a préféré dépénaliser le piratage.

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