Niger / Second tour de la présidentielle 2021 : les populations dans l’attentent des résultats




Les plus de 7,4 millions d’électeurs qui étaient aux urnes ce 21 février 2021 pour élire leur nouveau chef de l’Etat, attendent avec impatience les résultats du scrutin.


Les Nigériens en âge de voter devront départager Mohamed Bazoum et Mahamane Ousmane, les deux candidats survivants d’un premier tour organisé le 27 décembre 2020 avec 28 autres prétendants. A l’issue du second tour de la présidentielle, Mahamadou Issoufou quittera le pouvoir sans avoir tenté de tordre le cou de la Constitution, qui lui interdisait de faire plus de deux mandats. D’un côté, Mohamed Bazoum, le favori, le candidat du parti au pouvoir depuis dix ans, ancien ministre de l’intérieur. Ce compagnon de route de Mahamadou Issoufou depuis trente ans, dont il promet de continuer l’œuvre pour sortir le pays de la misère et l’insécurité, a obtenu un peu moins de 40 % des voix au premier tour. « Même en retirant quelques résultats litigieux mais non déterminants dans certaines circonscriptions, on ne peut pas nier que le PNDS [Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, au pouvoir] a fait un score », reconnaît un observateur.


Le PNDS a d’ailleurs empoché 80 des 166 sièges mis en jeu lors des législatives organisées en même temps que le premier tour de la présidentielle. Mohamed Bazoum a évidemment profité de l’implantation nationale de la machine partisane qui l’avait elle-même désigné. Ce n’est pas le cas de toutes les formations, dont la plupart sont structurées sur des bases régionales et communautaires. Il a aussi pu compter sur la « mobilisation » des moyens de l’administration pour sa campagne. « Ici comme dans tous les pays de la région, la politique est une question d’argent et, en comparaison, les moyens dont disposaient les deux candidats étaient sans commune mesure », affirme un observateur local.


Dans un pays qui a connu quasiment quatre coups d’Etat pour six élections régulières et où, ces dernières années, les mouvements djihadistes prospèrent sur les lignes de fracture ethniques, la campagne n’a été émaillée que d’incidents très mineurs. Et au final cette élection pourrait s’inscrire comme une date historique : la première transmission de pouvoir entre deux présidents démocratiquement élus depuis l’indépendance de cette ancienne colonie française, en 1960.

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