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Mali / Mourah: le témoignage des habitants compromet l'ONU !



À force de bavarder concernant les évènements à Mourah au Mali, la Communauté internationale et leurs médias s’emmêlent les pinceaux dans leurs versions.


Après avoir brillamment plaidé pour l’ouverture d’une enquête sur les allégations de violation de droits de l’homme à Mourah, Alioune Tiné, l’expert indépendant des Nations unies pour les droits de l’homme verse de la manipulation et les contre-vérités. En effet, au regard des graves allégations de crimes de masse, des dizaines de civils ayant été tués au cours de ces opérations, il demande aux autorités maliennes de mener dans les meilleurs délais une enquête approfondie, indépendante, impartiale et efficace sur toutes les violations présumées. Pour Alioune Tine, les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques et les auteurs présumés doivent être traduits en justice.

Car dit-il, et c’est la manipulation et le mensonge, « le fait de ne pas traduire en justice les auteurs présumés de violations des droits de l’homme pourrait entamer la confiance de la population dans les forces armées et être exploitée ou instrumentalisée par les groupes armés, se présentant comme une solution de substitution crédible à la défaillance de l’État », a déclaré M. Tine Devant le Conseil de sécurité, El-Ghassim Wane fait part de ses conclusions. Selon l’émissaire de l’ONU pour le Mali, le mois de mars a été particulièrement meurtrier pour les civils avec la multiplication d’attaques de groupes terroristes, notamment dans la région sud de Gao. Il appelle ainsi l’organisation à renforcer les moyens de la Minusma. El-Ghassim Wane a, par ailleurs, réclamé « un accès impératif à la région de Moura » où l’armée malienne est accusée d’un massacre. Un appel soutenu par les membres du Conseil, notamment la France. « Ceci permettra de poursuivre en justice les auteurs de ces faits, dont certains pourraient constituer des crimes de guerre, a expliqué l'ambassadeur français Nicolas de Rivière. La France a pris note de l’ouverture d’une enquête par le procureur de Mopti. Il est essentiel que la Minusma puisse mener sa propre enquête sans entrave et en toute indépendance. »

De son côté, le représentant du Mali a, une nouvelle fois, affirmé que l’opération militaire menée à Moura visait des groupes terroristes et que le respect des droits de l’homme reste une priorité pour les autorités maliennes. Il a assuré que l’enquête du procureur de Mopti permettra d’établir la vérité sur ces accusations. Mais comme toujours, il peut y avoir les témoignage de civils, mais pour les Occidentaux, cela ne peut pas compter, sinon ils seront obligés de prendre également en compte les nombreux témoignages concernant par exemple la frappe aérienne française contre le village de Bounti. Des sources locales contactées dénoncent une cabale et donnent, ce qu’ils appellent la vraie version des faits. Des habitants de Mourah nous ont témoigné, ce mercredi, que le ratissage continue dans la zone après l’attaque de l’armée contre les djihadistes basés dans la zone. De sources locales rapportent qu’après l’opération aéroterrestre des FAMa, des éléments de l’armée malienne sont restés sur les lieux, non seulement pour continuer les fouilles, mais aussi rassurer les populations civiles. Après l’action aéroportée et aéroterrestre qui a permis de cerner la zone de regroupement des terroristes et de neutraliser des centiares d’entre eux, les accusations vont bon train contre l’armée malienne. Mais les populations civiles dénoncent une cabale contre les FAMa et donnent, ce qu’ils appellent la vraie version des faits. Des habitants de Moura rejettent tout accusation d’exaction contre les populations civiles au cours de cette opération des FAMa.

Ainsi, un commerçant de bétail dans le village nie en bloc les accusations faites par les ONG internationales et certains hommes politiques à l’encontre des FAMa. « Toutes les personnes qui ont été interpellées par l’armée malienne ont juste été soumises aux interrogatoires et certaines ont été libérées par la suite. Dire que les soldats maliens ont pris les innocents et les ont assassinées est un grand mensonge. Tout Malien qui détenait la carte d’identité, même ceux qui ne le détenaient pas ont été relâchés après de longues heures d’interrogatoires. Une fois que les éléments des FAMa se sont assurés que la personne entre leurs mains n’a rien à se rapprocher, ils la libèrent. Je suis commerçant et je connais très bien la zone. Mourah était devenu la capitale des terroristes de Mopti », a-t-il dit, avant d’insister que les allégations d’exaction attribuées aux FAMA sont fausses. « Je témoigne que les soldats de l’Armée de l’air n’ont commis aucune bavure sur les civils que nous sommes. Le village de Mourah est un sanctuaire des djihadistes et ceux qui ont été tués sont vraiment des terroristes qui nous pourrissaient la vie. Ils régnaient d’une main de fer ici. Les femmes ne pouvaient même plus circuler en toute tranquillité. Toutes les femmes étaient obligées de se voiler au risque d’être convoquée par les terroristes. La femme interpellée ne sera libérée qu’en partie du paiement d’une amende de son mari, si elle est mariée, ou par ses parents, si elle est célibataire. Si la femme n’est pas mariée, dans la plupart des cas, elle est donnée en mariage à un terroriste », a-t-il relaté leur calvaire, avant cette opération des FAMa. Un autre habitant témoigne que cette opération réussie des FAMa a permis d’éliminer un sanctuaire de criminels de tout bord qui avaient envahi la zone. « Les terroristes ont fait de la zone de Mourah, Tokorékoumbé, Djondjonri, Kouakrou, Koua et autres villages, leur sanctuaire, puisque la zone est très enclavée. Pour notre village Mourah, c’est encore pire, à part les charrettes et les motos, aucun engin à quatre roues ne peut y accéder facilement. C’est une zone qui est humide presque toute l’année. Pire, la minorité qui n’est pas de leur côté était surveillée par les villageois complices. Même pour un simple soupçon, on peut t’exécuter sans état d’âme. Ces terroristes ont tué des centaines de civils innocents dans cette zone », a-t-il martelé.

Selon lui, le ratissage continue dans les villages et environs. « C’est avec les haut-parleurs qu’ils demandent aux populations civiles de rester chez elles tout au long de leur opération. Grâce aux fouilles, ils ont pu récupérer des armes dans le QG des terroristes et même dans les familles complices. Vraiment nous sommes tranquilles ici, rien qu’à penser que certains chefs ne sont plus dans ce monde. Pour nous, c’est un ouf de soulagement. Mais malgré tout, nous ne sommes pas trop tranquilles, puisque, les zones ne sont pas totalement nettoyées. Nous qui sommes contents de la défaite des terroristes ne pouvons pas manifester notre joie », a-t-il dit, comme pour nous dire que les populations sont encore sous la psychose. En tout état de cause, les témoignages des habitants de Moura corroborent parfaitement le communiqué des FAMa. En effet, ledit communiqué paru le lundi a indiqué que le contrôle total de la localité avait permis de faire le tri, rechercher, identifier des terroristes déguisés et dissimulés parmi les populations civiles. « La fouille a abouti à la récupération d’importants matériels militaires et la destruction d’un magasin et d’un dépôt de munitions fortement gardés et vraisemblablement piégés. À l’issue de l’opération vivement saluée par les populations opprimées et otages des terroristes, les suspects interpellés et les groupes d’action ont été exfiltrés hors de la zone par air. Les suspects terroristes ont été mis à la disposition de la prévôté. Ils répondront de leurs actions devant la justice », ainsi libellé dans le communiqué des FAMA. Voilà, des témoignages qui devraient compromettre les accusations de l’ONU. Si la situation de Mourah est discutée au Conseil de sécurité de l’ONU, qu’en est-il du massacre de Bounti ? Et tous les autres massacres de civils maliens par les militaires français ?

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