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Mali : Alassane Dramane Ouattara veut-il déstabiliser Bamako?



La question vaut son pesant d'or alors que 49 soldats ivoiriens ont été appréhendés le dimanche 10 juillet 2022, en début d'après midi à l'aéroport international Modibo Keita Sénou de BAMAKO.


Sans lettre de mission conforme, ces soldats ivoiriens, 49 au total, des "mercenaires", tel qu' annoncé par l'armée malienne, étaient en possession d'armes, de munitions de guerre. Ils ont atterri depuis des appareils non autorisés. La plupart étant des étudiants, chauffeurs, maçons, mécaniciens, vendeurs, électriciens, vigiles, peintres, tels que mentionnés dans leurs passeports.



Une fois interpellés par les forces de défense et de sécurité malienne, plus que vigilantes, des versions différentes ont été avancées, pour justifier leur présence en territoire étranger, 4 au total.

"La mission confidentielle"


"La rotation dans le cadre de la mission multidimensionnelle des sites de la Minusma, la sécurisation de la base logistique de la Compagnie aérienne sahelian aviation services".


"La protection du contingent allemand"

À en croire ces derniers.



Informés de la présence sur ses terres des éléments étrangers, le gouvernement de transition chapeauté par le colonel ASSIMI GOITA, après une analyse des faits a relevé des manquements et infractions dont la violation de la législation relative à l'aviation civile disposant dans ses articles 3 alinéa 1 que: tous les vols ont l'obligation de produire le manifeste passagers et le manifeste cargo avant le décollage.


Et le manifeste telque mentionné dans son article 3 alinéa 2 doit faire ressortir l'identification de l'ensemble des passagers de chaque vol.


La non information du ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale, par les canaux officiels, au sujet d'un deploiement de militaires ivoiriens.


La violation flagrante des dispositions de l' article 38 du code pénal malien, incriminant mes atteintes à la sûreté extérieure de l'État dont atteinte à l'intégrité du teritoire.



Après un tel incident, les relations entre Bamako et Abidjan seront elles encore au beau fixe? Déjà que le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga a affirmé que le dessein funeste des personnes interpelées, était manifestement de briser la dynamique de la refondation et de la sécurisation du Mali, ainsi que du retour à l'ordre constitutionnel.


C'est une affaire à suivre...

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