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Les médias numériques africains sont influents malgré des budgets limités, selon SembraMedia.


Les médias numériques africains produisent un journalisme révolutionnaire et exercent un impact sociétal significatif malgré des budgets souvent limités ainsi que des menaces et des attaques en ligne constantes. C’est ce qu’a révélé le rapport « Inflection Point International », publié le mercredi 3 novembre par SembraMedia, une organisation à but non lucratif qui soutient les journalistes, en partenariat avec l'organisation philanthropique mondiale Luminate.


« Notre objectif, avec ce rapport, est de tirer des leçons des organisations médiatiques innovantes que nous avons étudiées afin que d'autres puissent apprendre comment construire des organisations plus fortes et plus durables sans compromettre leur éthique journalistique », a déclaré Janine Warner (photo), cofondatrice de SembraMedia.


Ledit rapport est basé sur des entretiens avec 201 médias numériques d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie du Sud-Est. Parmi ces médias, 49 proviennent de pays africains, notamment l’Afrique du Sud, le Ghana, le Kenya et le Nigeria. D’après ce rapport, 85 % de ces médias interrogés ont déclaré avoir contribué à « des changements politiques et sociétaux significatifs » dans leurs pays ou régions respectifs. Ainsi, grâce à leurs articles, ces médias numériques ont pu obtenir des résultats satisfaisants tels qu’un engagement civique, des enquêtes criminelles et des changements de législation.


Des résultats obtenus en dépit de budgets limités pour la plupart. En effet, 60 % des médias interrogés dans le monde ont des revenus inférieurs à 50 000 $. Ces résultats valent également à ces médias numériques des menaces et des attaques en ligne. Plus d’un tiers déclare avoir déjà fait l’objet de cyberattaques sur leurs plateformes d’informations.


Les médias numériques africains sont régulièrement confrontés à de nombreuses poursuites judiciaires, principalement au Ghana et au Nigeria. A ce propos, certains dirigeants de médias mettent en place un dispositif d’autocensure. Cela permet de filtrer les articles afin d’éviter les poursuites judiciaires, notamment en raison du manque de moyens financiers pour engager des avocats.


Pour rappel, la plupart des médias ayant fait l’objet de cette étude travaillent dans des environnements classés comme « difficiles » par l'Indice de liberté de la presse 2021 de Reporters sans frontières (RSF). En Afrique, les seules exceptions sont l'Afrique du Sud et le Ghana, dont les environnements sont classés comme « satisfaisants ».


Isaac K. Kassouwi

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