top of page
  • 2rp

Le sommet du G7 s'ouvre sur fond de faibles attentes et de protestations



Les dirigeants du Groupe des sept (G7) ont donné dimanche le coup d'envoi de leur sommet annuel de trois jours à Elmau, dans les Alpes bavaroises (sud de l'Allemagne), dans un contexte de faibles attentes et de protestations.


Le sommet se concentrera sur le conflit entre la Russie et l'Ukraine, le climat et d'autres sujets, alors que le pays hôte a tempéré les attentes.

Le conflit russo-ukrainien en cours, et surtout les nouvelles sanctions contre la Russie, domineront les discussions du sommet des dirigeants des principaux pays industrialisés du monde, alors que le président américain Joe Biden a déclaré dimanche matin que le G7 imposerait une interdiction des importations d'or russe.


Une source du gouvernement fédéral allemand a révélé samedi soir que des plafonds de prix du pétrole russe seraient discutés, une mesure qui envisage de forcer la Russie à vendre du pétrole à de gros acheteurs comme l'Inde à un prix nettement inférieur à l'avenir. Les pays du G7 en discutent intensivement et sont "sur le point de trouver un accord".


Selon cette même source, les dirigeants du G7 devraient faire une déclaration sur la question du conflit entre la Russie et l'Ukraine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky prononcera un discours par liaison vidéo au cours du sommet.

Les dirigeants aborderont également la crise alimentaire. Ils tenteront de trouver des moyens de débloquer les exportations de céréales de l'Ukraine à travers la mer Noire et feront des promesses financières pour aider les pays les plus durement touchés par cette crise.

Conformément aux priorités politiques définies par le pays hôte, l'Allemagne, les dirigeants du G7 discuteront aussi des questions telles que le changement climatique, en créant un "club climatique" proposé par le chancelier allemand Olaf Scholz.


Outre les dirigeants de l'Allemagne, des Etats-Unis, du Japon, du Canada, du Royaume-Uni, de l'Italie, de la France et de l'Union européenne, les dirigeants de l'Inde, de l'Indonésie, de l'Afrique du Sud, du Sénégal et de l'Argentine ont été invités à participer au sommet.

Le bloc occidental devrait profiter du sommet du G7 pour tenter de persuader les principaux pays en développement de se joindre à leurs sanctions contre la Russie, selon des experts. Le pays hôte, l'Allemagne, a cependant tenté de tempérer les attentes de ce sommet.

Samedi, quelque 4.000 personnes ont défilé à Munich contre le sommet du G7, certains groupes de manifestants accusant les principaux pays occidentaux d'avoir provoqué le conflit entre la Russie et l'Ukraine et de faire subir au monde entier les conséquences du conflit, dont la crise alimentaire.


Dimanche après-midi, les manifestations se sont poursuivies, et les manifestants se sont rapprochés du site du sommet. Plus de 1.000 manifestants y ont participé, selon les organisateurs.


La crise climatique et la crainte d'une escalade du conflit russo-ukrainien étaient au cœur des préoccupations des manifestants. "Nous ne leur permettrons pas de détruire notre planète et notre avenir", a déclaré l'un d'entre eux lors du rassemblement.

Mots-clés :