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"Le problème du Tchad, ce n'est pas mon affaire",un journaliste recadre Gbagbo sur le panafricanisme


Laurent Gbagbo a accordé une interview à la chaîne française France24 ce mardi 19 octobre 2021. Invité à se prononcer sur le déplacement du Président français au Tchad, le président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a déclaré que le problème du Tchad n’est pas son affaire. Cette réponse à fait réagir le journaliste Georges Ibrahim Tounkara qui a estimé que quand on se dit panafricaniste, on ne dit pas ce genre de choses.

"Le problème du Tchad, ce n'est pas mon affaire, le président français fait ce qu'il veut là-bas, c'est son problème...Quand on appelle à l'unité de l'Afrique, quand on se veut panafricaniste, on ne dit pas ce genre de choses. Le problème du Tchad est notre problème à tous. Et le président français ne devrait pas faire là-bas ce qu'il veut", a répondu Georges Ibrahim Tounakara à Laurent Gbagbo. De fait, le journaliste a réagi sur son mur Facebook ce mercredi 20 octobre 2021, au nouveau président du PPA-CI. Notons que le PPA-CI se veut un parti panafricaniste et sera ouvert aux partis africains de gauche. Soulignons au passage que l’opposant tchadien Succès Masra était au congrès constitutif dudit parti les samedi 16 et dimanche 17 octobre 2021. Au cours de son intervention, il s’est adressé à Laurent Gbagbo en ces termes : "L’Afrique vous observe. Je viens au nom de cette Afrique jeune et je vous dis transmettez-nous l’essentiel que vous avez".

Ainsi donc, l’ancien président Gbagbo est quelqu’un sur qui les espoirs sont portés pour promouvoir le panafricanisme. Cependant, cette sortie du président du PPA-CI donne à réfléchir. Rappelons que que répondant au journaliste quant à la présence du Président français, Emmanuel Macron au Tchad à la suite du décès d’Idriss Déby, Gbagbo a affirmé : "Je n’avais pas compris ce que le Président français faisait au Tchad. Ce n'est pas mon affaire, le président fait ce qu'il veut là-bas, c'est son problème. Moi je n’ai pas compris. Je connais Ndjamena, je connais Idriss Deby. On a discuté longtemps avec Ndjamena. C’est moi qui y ai ouvert une ambassade pour des raisons précises. Mais ça je laisse au Président français la liberté de faire ce qu’il a à faire là-bas".



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