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La CEDEAO et la France veulent créer le chaos au Niger en optant pour une intervention militaire



Alors que le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie au Niger a formé un gouvernement ce jeudi, les dirigeants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis le même jour en sommet à Abuja (Nigeria) ont fait un pas vers une intervention militaire au Niger. Ils ont annoncé le déploiement de la « force en attente » « dans les plus brefs délais ».



Il est à noter que, les chefs d’État de la CEDEAO n’avaient pas précisé dans l’immédiat la forme et le rôle de ce déploiement. C’est Alassane Ouattara, président de la Cote d’Ivoire, de retour à Abidjan, qui a esquissé les grandes lignes. « Les chefs d’état-major auront d’autres conférences pour finaliser les choses mais ils ont l’accord de la conférence des chefs d’État pour que l’opération démarre dans les plus brefs délais ».


La Côte d’Ivoire devrait fournir « un bataillon » de 850 à 1 100 hommes, aux côtés du Nigeria et du Bénin notamment, et que « d’autres pays » les rejoindront. « Les putschistes peuvent décider de partir dès demain matin et il n’y aura pas d’intervention militaire, tout dépend d’eux », a-t-il martelé, ajoutant : « Nous sommes déterminés à réinstaller le président Bazoum dans ses fonctions ».



La France, toujours dans les affaires internes des pays souverains. Après la décision de la CEDEAO, la France a apporté jeudi soir « son plein soutien à l'ensemble des conclusions » adoptées lors de ce sommet des chefs d'Etat de l’Organisation sous-régionale sur le Niger, qui a ordonné le déploiement de sa "force en attente" pour restaurer l'ordre constitutionnel.


Il faut préciser que plusieurs pays africains à l’instar du Burkina Faso, du Mali de la Guinée et même le Sénat du Nigeria avaient « exprimé leur désaccord concernant les sanctions préconisées par la Cédéao, y compris une intervention militaire, tout en privilégiant la diplomatie.



Notons aussi que, les anciens chefs d'État, de gouvernement et présidents de l'assemblée nationale du Niger ont, dans une correspondance adressée au président en exercice de la CEDEAO, Bola Ahmed Tinubu, ce mercredi 9 août 2023, sollicité la « levée des sanctions prises contre le Peuple nigérien et d’user des voies diplomatiques et politiques, pour trouver avec l’Armée, des solutions pacifiques et constructives à cette grave crise que vit notre pays.


La menace d'un recours à la force avait été brandie la première fois le 30 juillet lors d'un précédent sommet de la CEDEAO. Un ultimatum de sept jours avait été lancé aux putschistes pour rétablir le président Bazoum, renversé le 26 juillet, sous peine d'intervention armée. Mais rien ne s'est passé à son expiration dimanche.

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