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L'opposant congolais Mathias Dzon promet un redressement des finances publiques en 100 jours



Après avoir drainé d'importantes foules dans les deux Cuvette et le département des Plateaux (où il a tenu des meetings à Makoua, Owando, Obouya et à Ewo....) Mathias Dzon, a marqué un arrêt dans la capitale, le 13 mars, et a accordé un entretien sans filtre à la télévision panafricaine, Afrique Média. Le candidat du Collectif des partis de l’opposition congolaise et de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD), fustigeant une corruption systémique qui a conduit le pays dans une situation économique exsangue, annonce qu'une fois à la tête de l'Etat, il reconstituera un équilibre des comptes publics, en seulement 100 jours.


"Dès les 100 premiers jours, les grands équilibres seront rétablis. L'Etat redeviendra liquide à nouveau. L'économie redeviendra plus liquide, le système bancaire redeviendra liquide et nous allons réformer l'administration, avec un bon Etat organisé, avec des hommes compétents, de bonne foi. Des intelligences nécessaires dans ce pays. Je vous assure que tout ira pour le mieux, et les paiements courants reprendront. Et dès que les paiements courants reprennent, c'est tous les autres secteurs de l'économie qui reprennent. Chacun consomme, chacun s'équipe. Je vous assure, l'offre cherchera à répondre à la demande..", déclare le président de l'ARD.


Le candidat à la présidentielle soutient qu'il a l'expérience et l'étoffe nécessaires pour une telle mission ; évoquant son passage au Ministère des Finances entre 1997 et 2002, qu'il considère comme étant un symbole fort de sa rigueur et sa force d'innovation. "Les Congolais sont-là pour en témoigner. Quand j'étais ministre des Finances, les paiements courants se déroulaient normalement. Il n'y avait pas manqué liquidité de l'Etat... Vous savez quand la guerre est terminée, je suis nommé ministre des Finances, j'arrive au ministère; vous savez ce que j'ai trouvé ? Disponible 10 millions de FCFA. Vous pouvez diriger un Etat avec ça ? Et en monnaie scripturale, on avait à peine 04 milliards de FCFA", martèle l'opposant.


"Quand j'étais ministre des Finances, le Congo produisait moins de 50 millions de barils de pétrole. Et le baril n'a évolué que de 09 dollars à 18 dollars donc pas comme maintenant ! Vous voyez le baril dont on parle aujourd'hui, on a fait le budget 2020 avec un baril à 46 dollars. Comparez aux 09 dollars que moi, j'avais ? Et pourtant, les paiements se développaient très bien. C'était très bien géré, les finances publiques se développaient très bien. Malgré les tentatives de détournements... Tout marchait très bien ", déclare Mathias Dzon.


Pour lui, le Congo est au bord de la faillite et le président sortant, Denis Sassou N'Guesso, ne saurait être l'homme de la situation. "Il faut changer de politique. Les techniciens diraient qu'il faut changer de logiciel... Et changer les hommes chargés de l'animer ; parce qu'ils ne sont plus aptes à proposer aux Congolais quelque chose de nouveau ; et sortir ce pays du trou dans lequel il se trouve. C'est cette politique qui a conduit ce pays dans l'impasse et elle ne peut pas sortir le Congo de cette impasse-là. Elle constitue un obstacle et elle ne peut pas constituer une solution", décale l'opposant.


Il se voit ainsi comme l'ultime chance pour les Congolais de redresser la barre et de "sauver leur avenir". "Alors ma candidature, c'est la solution que je propose aux Congolais de dire que si vous me votez, je ferais tout pour que le pays sorte de l'impasse actuelle et propulser le progrès. Un progrès qui retentit à travers tous les Congolais. Voyez-vous, aujourd'hui, le Congo est riche, produit extrêmement de pétrole, mais les Congolais sont, extrêmement, pauvres. Comment peut-on être pauvre dans un pays extrêmement riche ? ", s’indigne Mathias Dzon.

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