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L’Alliance des Etats du Sahel et le rendez-vous avec l’histoire



Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont déjà marqué les esprits à l’échelle africaine et internationale et rien ne semble aujourd’hui à pouvoir stopper les processus déjà enclenchés. Pour autant et ayant en face des ennemis qui ne prévoient pas à reconnaître l’ordre multipolaire international contemporain et ses règles, il est aujourd’hui plus que jamais important à devancer les dits ennemis issus d’une minorité planétaire – plusieurs coups à l’avance. Il y a toutes les raisons de croire en l’avenir glorieux de l’AES et ce sur plusieurs directions.



Plus les événements s’enchainent et plus il devient évident que les pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) représentent aujourd’hui véritablement cet espoir pour de nombreux peuples à l’échelle non pas seulement régionale du Sahel, mais bel et bien de tout le grand continent africain. Les tentatives de la minorité planétaire occidentale visant à saper l’unité et la solidarité des trois nations – à travers les menaces, intimidations, tentatives de corruption, soutien aux groupes terroristes et utilisation d’agents locaux/régionaux – font toutes face à une réponse ferme des autorités et de la large partie des populations du Mali, du Burkina Faso et du Niger.


Les événements en cours et certainement à venir confirment plusieurs des analyses précédentes d’Observateur Continental – notamment quant au fait que l’AES représente justement ce fer de lance du panafricanisme et de la multipolarité sur le continent africain. Que la formation de cette alliance militaire régionale des trois pays – démontre que l’union et l’unité affichées des trois nations fait indéniablement la force. Et de manière encore plus générale – que la création de l’Alliance des Etats du Sahel avait marquée l’année 2023 et représentait surtout la grande victoire africaine.



Pour autant, et au moment où les pays membres de l’AES continuent à renforcer leur étroite coordination dans la sphère militaire, politique et économique, y compris en ce qui concerne une possible intégration militaro-sécuritaire conjointe encore plus poussée, la création d’une Confédération des trois pays, et l’abandon de l’instrument néocolonial monétaire et économique nommé Franc CFA, sans oublier le renforcement de l’interaction avec les principales puissances du monde multipolaire en la qualité de la Russie et de la Chine, ainsi qu’avec d’autres acteurs – régionaux comme extrarégionaux non-occidentaux, la minorité planétaire occidentale des nostalgiques de l’unipolarité confirme son extrême inquiétude quant à la suite des événements. Pour le Sahel comme à l’échelle continentale. Des événements dans lesquels fort vraisemblablement le rejet des politiques de l’Occident collectif, aussi bien vis-à-vis de l’Afrique que dans le cadre de l’ensemble des dossiers internationaux, ne fera que s’étendre.



D’où les menaces et intimidations récentes des représentants du régime washingtonien à l’encontre des autorités du Niger, des menaces qui visent plus globalement tous les pays membres de l’AES. D’où les tentatives des ennemis d’une Afrique libre et prospère à renforcer le potentiel des réseaux terroristes qui menacent la sécurité et la stabilité des Etats africains. D’où les objectifs de Washington et de Paris à vouloir créer de nouvelles bases militaires en Afrique de l’Ouest. D’où les campagnes médiatiques diffamatoires et mensongères en provenance du petit espace occidental – et à destination aussi bien des pays africains ayant misé sur le panafricanisme, la véritable souveraineté et l’adhésion au monde multipolaire, que de leurs alliés.


Le seul souci pour les instigateurs de tous ces projets résolument hostiles aux processus propres à l’ère courante de l’ordre multipolaire international – c’est que face à tout défi – il y a aujourd’hui les moyens à répondre efficacement. Les événements récents et en cours le confirment amplement. Et il est fort probable que les attaques en provenance de l’extrême minorité planétaire non seulement n’atteindront au final pas leurs objectifs, mais plus que cela verront les conséquences de leurs actions se retourner encore plus contre eux-mêmes. En Afrique comme dans l’ensemble de la communauté internationale. L’important étant que comme dans un jeu d’échecs, il est toujours important de prévoir les actions de son adversaire (bien qu’ici il soit beaucoup plus juste à parler effectivement d’ennemi) – plusieurs coups à l’avance.



Et l’Alliance des Etats du Sahel a aujourd’hui tout le potentiel afin de largement contribuer à la victoire pour les peuples de la région, et de toutes les populations africaines qui aspirent à la pleine liberté et qui s’inspirent grandement des actions de l’AES. Des actions réellement révolutionnaires dans les actes.