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Géopolitique : Macron au Bénin, espère redévelopper l’influence militaire de la France en Afrique



Le président français Emmanuel Macron est arrivé mardi (soir) 26 juillet, à l'aéroport de Cotonou pour sa première visite officielle au Bénin, après l’étape du Cameroun où il est arrivé lundi soir. Le chef de l’Etat Françoit qui dit être très préoccupé par le Djihadisme au Sahel étudie les possibilités de l’installation d’une nouvelle base militaire en Afrique.


En perte d’influence sur le continent face à la rude concurrence qui lui imposent les Russes et les Chinois, Macron veut faire de l'Afrique l'une des priorités de son second quinquennat.



Officiellement, il est arrivé au Benin, pour des discussions avec le président Patrice Talon, sur les stratégies à déployer pour la lutte contre le terrorisme, la restitution d'œuvres d'art ainsi que les partenariats économiques.


Si à Yaoundé au Cameroun, lors de la conférence de presse conjointe avec le président camerounais Paul Biya, Macron n’a pas réussi à faire plier le vieux président sur les accords militaires renouvelés récemment avec la Russie, au Benin, le chef de l’Etat français croit pouvoir renforcer la coopération militaire avec Cotonou, et pourquoi pas réaliser son vœux d’installer une base militaire dans le pays, dans le but de reconquérir la sous-région, après l’échec de la force Barkhane au Mali.


Lors de la conférence de presse conjointe entre les deux chefs d'État ce mercredi 27 juillet, Emmanuel Macron a assuré que la France était prête à coopérer en matière « de formation et d'équipement » militaire pour renforcer la sécurité dans la région Afrique de l’Ouest. Répondant aux questions de sécurité, Macron fait savoir que la France entend « répondre positivement » aux demandes du Bénin et d'autres pays en matière de soutien aérien et de renseignement pour lutter contre les militants islamistes. « Sur le plan sécuritaire, nous serons au rendez-vous pour répondre à vos demandes en termes de formation et d'équipement », a-t-il souligné.



Les stratégies de la France pour la reconquête de l’Afrique


La stratégie française est bien huilée pour le quadrillage de l’Afrique. Contrairement aux propos hypocrites de Macron, selon les quels la France ne souhaite pas reconquérir l’espace africain, de façon militaire, la réalité du terrain fait voir une politique militaire qui se renforce au fur et à mesure.


Le prétexte est très vite trouvé. Selon les Français, le Bénin, le Togo et la Côte d'Ivoire seraient des pays qui font face à une menace jihadiste croissante, en provenance des pays sahéliens du Mali, du Burkina Faso et du Niger. D’où l’urgence pour l’Armée française de s’inviter dans la région.


Avant le déplacement de Macron en Afrique lundi, dont la première étape était le Cameroun, locomotive économique et militaire de l’Afrique centrale –où la Russie assure depuis peu la sécurité des populations en République centrafricaine –, ses ministres des Affaires étrangères, Catherine Colonna, et celui des Armées, Sébastien Lecornu, s’étaient déjà rendus du 14 au 16 juillet, au Niger, puis en Côte d’Ivoire pour, selon la France, définir une nouvelle stratégie militaire au Sahel après, la fragilisation ces derniers temps du néo-colon, notamment par le retrait de ses troupes au Mali, au Tchad et au Burkina Faso. La région est depuis lors ouverte à une influence de la grande Russie.


Le départ programmé d'ici la fin de l'été, des 2 400 soldats français du Mali fait trembler la France qui se bat pour le redéploiement de ses soldats. Dans un premier temps, le Niger a été choisi, pour devenir le premier abri des militaires français, dans la région, avec un millier d'hommes basés à Niamey ainsi que des avions de combat, des drones et des hélicoptères. Les responsables Français annoncent également que trois à quatre cents militaires seront déployés pour des opérations spéciales avec l'armée nigérienne dans les régions frontalières avec le Burkina Faso et le Mali.


Par ailleurs, un contingent de 700 à 1 000 hommes sera parallèlement basé au Tchad, et un nombre non précisé de militaires des forces spéciales continueront d'opérer ailleurs dans la région. Cet ailleurs pourrait être le Benin. Car, le résident nigérien Mohamed Bazoum avait déclaré le vendredi 18 février 2022, que les présidents africains invités au dîner du jeudi soir à Paris, avaient convenu à l’unanimité que le redéploiement des forces françaises était une bonne idée pour lutter contre le terrorisme. Parmi eux, le président Patrice Talon du Bénin. Ceci après l’échec de l’opération Barkhane au Mali. A la question de savoir si la France pourrait installer sa base dans plusieurs autres pays Africains comme le Bénin, le gouvernement de Patrice Talon, semblait n’y trouver aucun problème. « Le chef de l’État ne se désolidarisera pas de la décision entre plusieurs États. En Clair, si l’armée française décide de s’installer au Bénin, considérant la décision prise par les chefs de l’État à Paris, le président Patrice Talon ne s’y opposera pas », déclarait le porte-parole du gouvernement béninois,Wilfried Léandre Houngbedji.



Le président Français semble être venu au Benin notamment parachever cette initiative, celle d’installer une base militaire au Benin, actée par le président Patrice Talon qui ne voudrait pas de reproches du maître Français sur ses initiatives politiques, jugés par les médias Français comme « dérives autoritaires ».


En effet, la France maintient néanmoins, une forte présence militaire sur le continent. Outre son engagement au Sahel, en pleine restructuration, elle également des éléments déployés au Sénégal, au Gabon, en Côte d'Ivoire et à Djibouti. Elle se bat bec et ongles pour le renforcement.


Au regard de ces stratégies de redéploiement des forces françaises, notamment dans le Golfe de Guinée et au Sahel, les Africains croient que le but n’est pas la lutte contre le terrorisme, comme prétendu, mais la visée serait le pillage des richesses et l’alimentation des groupes armés comme ce fut le cas au Mali, par une France affaiblie, qui se bat pour ne pas sombrer dans l’Oubli. Elle s’efforce tout de même, à se reployer, en s’appuyant sur ses relais africains que constituent certains chefs d’Etat du continent. Ceux-ci n’ont pour seul intérêt que leurs intérêts personnels, à condition de plaire, au colon Français.


Après ses voyages au Cameroun et au Bénin, le président français terminera sa première tournée africaine depuis sa réélection, par un voyage en Guinée-Bissau, jeudi.

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