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Déstabilisation de la Centrafrique: la Minusca est-elle à la solde de la France ?


A quoi joue exactement la Minusca ? Cette question se pose de plus en plus en République Centrafricaine. La mission onusienne semble faire la politique de l'autruche, en donnant l'impression qu'elle est avec Bangui, mais dans ses pratiques, on se demande si elle ne serait pas à la solde de la France !


En effet la mission des nations unies en République Centrafricaine (MINUCA), de manière unilatérale, envisage de renforcer ses effectifs sous le prétexte de la protection du processus électoral. Cette démarche qui s'est faite sans concerter les autorités Centrafricaines viole selon toute vraisemblance le principe de non-ingérence contenu dans la résolution des nations unies. Le haut représentant de l'ONU, Mankeur Ndiaye qui a émis ce souhait piétine ainsi la souveraineté de l'état centrafricain. Selon plusieurs analystes, la demande de la Minusca viendrait en effet compromettre le renforcement des effectifs russes et rwandaises présentes dans le pays depuis l'arrivée au affaires du président Faustin Archange Touadera. Notons que c'est de manière souveraine que l'état centrafricain a introduit une demande auprès des partenaires et pays amis afin de juguler la crise que traverse le pays. Demande qui a reçu une réponse favorable de la part notamment de la Fédération de Russie, et de la République sœur du Rwanda.


« Nous avons naturellement des gens là-bas, en vertu de nos accords avec le gouvernement centrafricain, de nos accords sur la formation de cadres et le travail de nos instructeurs » a déclaré subtilement Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères. Le Rwanda a pour sa part reconnu avoir envoyé des troupes dans le cadre d'un accord de coopération bilatérale. « Le but des rebelles est de perturber les élections, mais nous avons aussi appris que certains d'entre eux voulaient cibler nos propres forces en République centrafricaine, parce qu'elles se sont montrées intransigeantes », s'est félicité pour sa part le président rwandais Paul Kagame.


Le jeu trouble de la Minusca inquiète bon nombres de riverains des zones occupées par les rebelles. Les populations des zones en crise se plaignent des accointances de certains éléments de la Minusca avec les groupes armés qui y sèment le chaos. Dans sa démarche, la mission onusienne semble privilégier son renforcement par des troupes françaises précisément. S'agit-il d'une simple maladresse ou une volonté réelle de jouer au avant poste des intérêts de l'ancienne puissance coloniale ? Rien n'est moins sûr.


En tout état de cause, le gouvernement centrafricain devrait revoir non seulement sa politique de coopération avec cette entité, mais aussi mettre les Forces armées du pays (FACA) et l'état major des armées face à leurs responsabilités. Des sources affirment que plusieurs soldats ont abandonné leurs postes dans les zones de crises, malgré tous les efforts du gouvernement dans leur formation.


Rappelons que Le G5+ à récemment condamné fermement les agissements de l’ancien Président François Bozizé et de certains groupes armés signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA), en violation des leurs engagements, ce qui les exposent à des sanctions au titre de l’article 35 dudit accord.

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