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Crise des sous-marins : l’Australie et les États-Unis ont-ils lâché la France ?



Le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves le Drian a annoncé ce vendredi soir le rappel des ambassadeurs français en Australie et aux États-Unis.


La décision intervient quelques jours après la rupture par l'Australie, d'une commande de douze sous-marins français, au profit d'un partenariat avec les États-Unis et le Royaume-Uni.


« L'abandon du projet de sous-marins de classe océanique qui liait l'Australie à la France depuis 2016 et l'annonce d'un nouveau partenariat avec les États-Unis visant à lancer des études sur une possible future coopération sur des sous-marins à propulsion nucléaire, constituent des comportements inacceptables entre alliés et partenaires, dont les conséquences touchent à la conception même que nous nous faisons de nos alliances », d’après un communiqué du ministre des Affaires étrangères français.


« Je ne regrette pas la décision de faire passer l’intérêt national de l’Australie en premier. Je ne le regretterai jamais. » a déclaré le premier ministre australien, Scott Morrison après la réaction française.


Les enjeux


Rappelons la France devait doter l’Australie de sous-marins Barracuda à propulsion diesel-électrique pour un montant de 34 milliards d’euros, engageant Naval Group sur une durée de 25 ans. Un partenariat clef, stratégique et militaire pour Paris.


Les États-Unis le contrôlent et le surveillent l’Océanie depuis 1945. Non seulement Ils disposent d’un réseau de bases militaires dans la région. Selon des analyses, les Américains souhaitent l’annulation du contrat passé par Canberra avec la France et son remplacement par un contrat passé avec Washington – ce qui leur permettra d’assurer leur mainmise sur une flotte de sous-marins qu’ils auront construits eux-mêmes.


Une humiliation pour Paris, qui se sent trahit par Washington. Les observateurs estiment que le président français Emmanuel devrait dorénavant se rendre à l’évidence que l’Alliance atlantique est presque inexistante. Occasion pour lui de renforcer son autonomie stratégique européenne, en prévision de la présidence française de l’Union en 2022, l’autre enjeu autour de cette affaire.

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