top of page
  • 2rp

Corruption : enquête sur les biens mal acquis des occidentaux en Afrique



L’on peut estimer à des centaines de milliards de dollars, les biens mal acquis des occidentaux en Afrique. Et ceci partant du concept selon lequel, un bien mal acquis est un bien (meubles, immeubles, argent…) dont l’acquisition s’est faite au détriment des communautés qui naturellement possédaient le bien.



Au Cameroun par exemple, il y’a le cas de la SOCAPALM. Pour une dizaine d’associations qui a traduit le groupe français en justice, l'entreprise Bolloré a trahi ses engagements à améliorer les conditions de vie autour et dans ses plantations de palmiers au Cameroun.


L'affaire débute en 2010. L'ONG Sherpa, qui se présente comme spécialisée dans "la protection et la défense des populations victimes de crimes économiques" est alertée par plusieurs associations camerounaises sur les agissements de la Socapalm. Dans les plantations de la société spécialisée dans l'huile de palme, il est question "d'atteintes aux droits sociaux, humains et environnementaux". Après enquête, Sherpa confirme que la Socapalm viole les principes directeurs de l'OCDE, des "recommandations que les gouvernements adressent aux entreprises multinationales exerçant leurs activités dans les pays adhérents ou à partir de ces derniers", peut-on lire sur le site du ministère français des Affaires étrangères. Fin 2010, Sherpa et plusieurs associations saisissent l'OCDE. Bolloré accepte alors de discuter.



Le géant français détient près de 40% des actions de la société luxembourgeoise Socfin dont la société camerounaise des palmeraies (Socapalm) est une filiale.


Les discussions entre Sherpa et Bolloré débouchent en juillet 2013 sur un plan d'action destiné à "remédier aux violations des principes directeurs de l'OCDE et améliorer les conditions de vie des riverains et travailleurs de la Socapalm". Près d'un an et demi plus tard, pourtant, Bolloré se retire de l'exécution du plan au prétexte, selon Sherpa, que la société Socfin refuse de le mettre en œuvre.



Affaire Ogoni contre Shell au Nigeria


En 2002, Royal Dutch/Shell a été poursuivie devant un tribunal fédéral américain par Esther Kiobel, l'épouse du Dr Barinem Kiobel, un militant Ogoni, membre du Mouvement pour la survie du peuple Ogoni (MOSOP), et onze autres Nigérians de la région de l'Ogoni. Le MOSOP a mené une campagne contre la catastrophe environnementale causée par l’extraction pétrolière dans la région de l’Ogoni au Nigeria, et pour davantage d’autonomie pour le groupe ethnique Ogoni. Barinem Kiobel et d’autres membres du MOSOP ont été arbitrairement détenus en 1994, placés au secret sous garde militaire avant d’être jugés par un tribunal spécial établi par le gouvernement militaire selon des procédures allant à l’encontre des normes internationales d’équité des procès. Ils furent jugés coupables de meurtre puis exécutés. L'action en justice repose sur l'allégation selon laquelle Shell, à travers sa filiale nigériane Shell Petroleum Development Company (SPDC), aurait assisté l’armée nigériane en lui fournissant des moyens de transport, en lui permettant d’utiliser les propriétés de la société comme aire de transit, en approvisionnant les militaires en nourriture et en leur versant des allocations. Les plaignants accusaient les sociétés défenderesses d’avoir été complices d’actes de torture, d’exécutions extrajudiciaires et d’autres violations en vertu de l’Alien Tort Claims Act (ATCA), la loi sur les délits civils contre les étrangers.