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Ces noirs d’Occident qui rêvent de respect



Depuis l’abolition officielle de l’esclavage il y a environ deux siècles, les noirs disséminés hors d’Afrique n’ont eu de cesse de combattre les inégalités vis-à-vis d’une prétendue suprématie d’une certaine « race » blanche. Agressions, insultes, mutilations, assassinats, les noirs à travers le monde ont subi les pires supplices. La main d’œuvre gratuite qu’ils ont constitué au service de la prospérité des occidentaux n’a pas suffit à leurs bourreaux qui ont fait main-basse sur les richesses naturelles africaines pour consolider l’essor de leurs économies morbides depuis le 15e siècle, après la guerre fratricide européenne de cent ans doublée de peste noire.


Depuis lors, les injustices subies dues à la couleur de peau n’ont jamais fléchi, elles n’ont fait que changer de forme. Les bourreaux et les victimes sont les mêmes, seules les méthodes sont plus élaborées et plus subtiles. Tellement subtiles que vous avez des noirs, qui, au rappel des sombres épisodes de l’histoire africaine du fait de sa rencontre sanglante avec l’occident, trouvent qu’il est temps d’arrêter de pleurnicher, comme si le devoir de mémoire n’était pas valable pour les africains. Les victimes, frappées du syndrome de Stockholm, sont devenues les défenseurs de leurs bourreaux. Un peuple qui ne connaît pas son histoire est un peuple perdu. Les attitudes des noirs à travers le monde qui réclament l’égalité avec les blancs ne connaissent tout simplement pas leur histoire, ou sont atteints d’amnésies sévères. Le racisme, théorisé par des pseudos scientifiques tels qu’Arthur de Gobineau ou Francis Galton entre le 19e et le 20e siècle, n’a jamais flétri, et ce ne sont pas les slogans, les manifestations et autres révoltes émotionnelles qui y ont changé quoi-que-ce soit. Pour preuve, la folie meurtrière des policiers de Paris, de New York ou de Johannesburg n’a jamais cessé. Le phénomène de mode "Black Lives Matter" et les indignations d’envergure mondiale après l’assassinat de George Floyd le 25 mai 2020 à Minneapolis par un policier blanc ont troublé les consciences pour quelques mois, mais après plus rien. Depuis, la vie a repris sont cours normal, et des milliers de noirs aux Etats-Unis, pays des libertés nous dit-on, continuent de subir des humiliations de toutes sortes.


Ce que refusent de comprendre les militants afrodescendants pour la justice sociale entre les « races » dans leurs pays d’adoption, c’est que les personnes atteintes du virus du racisme ne considèrent pas la question de la nationalité, mais celle de la couleur de peau. Nos frères et sœurs de couleur ébène, doivent tout simplement se rendre à l’évidence et arrêter de se battre pour rien. Crier que les vies des noirs comptent, rappeler que nous sommes nous « aussi » des êtres humains, demander à Dieu ce que nous avons commis comme péché pour mériter ces discriminations relèvent d’une naïveté puérile affligeante. Que vous soyez de nationalité française, anglaise, américaine depuis deux, trois ou même dix générations, chers africains, vous n’êtes et ne serez jamais les bienvenus en Occident, en Asie ni nulle part dans le monde tant que vous n’aurez pas compris que le respect ne se quémande pas, mais qu’il s’arrache.



La première condition pour se faire respecter, c’est de parler de chez soi. On ne réclame pas l’égalité quand on squatte chez le voisin, même si c’est depuis des lustres et même si les textes légaux du pays d’accueil donnent l’illusion de ce droit. Afrodescendants, à défaut de rentrer sur vos terres d’origine par prétexte de dépaysement, restez connectés à cette source africaine sans laquelle vous n’êtes qu’une coquille vide sans repères qui ne mérite aucune considération. Il est quand-même extraordinaire que les noirs se battent actuellement pour se faire accepter dans des pays où leurs aïeux qui y avaient été amenés à coups de fouets se sont battus à mort pour rentrer en Afrique. La deuxième condition pour se faire respecter, c’est de préserver sa fierté. Il est incohérent de réclamer le respect du voisin quand chez le même voisin on frappe en permanence à la porte pour quémander un peu de sel ou un peu d’hospitalité. Enfin, la troisième condition et certainement la plus importante pour se faire respecter, c’est de s’aimer soi-même. Comment des noirs peuvent-ils réclamer le respect quand, par souci d’assimilation, sur la base d’un complexe patent d’infériorité, ils essaient par tous les moyens de ressembler en tous points à ceux qui les persécutent ? Flagrante incohérence !


Chers afrodescendants, que vous soyez d’Amérique, des Antilles, du Portugal ou d’Angleterre depuis des siècles par vos ancêtres déportés ou que vous y soyez établis depuis quelques années seulement, que vous ayez un travail décent ou même que vous occupiez des fonctions privilégiées telles que maire, député, haut fonctionnaire ou chef d’entreprise, sortez de votre utopie, vous êtes des noirs et vous ne serez jamais regardés par les blancs comme étant des leurs. Afrodescendants du monde, réveillez-vous !



Trêve d’illusion, le prétendu combat contre les inégalités des races n’est que folklore. L’abolition de l’esclavage, la reconnaissance des noirs comme êtres humains après leur assimilation aux biens meubles et aux bêtes de somme par le code noir de Louis XIV en 1685, l’obtention du droit de vote pour les noirs américains en 1869 via le 15e amendement, les indépendances africaines de façade des années 1960, la fin officielle de l’apartheid en Afrique du Sud en 1991, l’élection d’un noir à la présidence des Etats-Unis en 2009 ou la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité par le Parlement Européen le 19 juin 2020, tous ces événements restent des victoires superficielles tant que les noirs du monde n’auront pas compris qu’ils imposeront le respect seulement quand ils se seront engagés à faire de l’Afrique leur principal centre d’intérêt, en contribuant activement à sa restauration en dignité. Le seul combat qui ait un sens pour les noirs du monde, c’est celui d’une Afrique libre et prospère. Le mépris de l’Afrique impliquera toujours le mépris de ses descendants, où qu’ils soient et quoiqu’ils fassent. Il n’existe pas de fierté et donc pas de respect lorsqu’on est déconnecté de ses origines ou pire, quand on les renie. En essayant d’être quelqu’un d’autre, on n’est ni l’autre, ni soi-même, on n’est juste personne. Les noirs n’ont pas à combattre pour se faire aimer ou accepter. C’est totalement ridicule. Les noirs doivent commencer par s’aimer. C’est la clé pour imposer le respect.



Paul ELLA,

Analyste Financier,

Directeur du Centre Africain de Recherche en Géostratégie

email : africanrevival2020@gmail.com

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