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Afrique : Trois Bassins mobilisent les attentions des Nations Unies et l'Union Africaine au Congo



Le sommet des trois bassins réuni du 26 au 28 octobre 2023 à Kintélé au Congo Brazzaville plusieurs dirigeants des régions de l’Amazonie, du Congo et de Bornéo-Mékong enAsie du Sud-Est. L’objectif de cette conférence est d’asseoir une gouvernance de la coopération Sud-Sud basée sur une alliance mondiale des écosystèmes, mais aussi de débattre de l’augmentation du prix de la tonne de carbone qui coûte à ce jour 120 à 160 USD dans les pays du nord, contre 5 à 8 dollars seulement dans les pays qui n’émettent pas assez de gaz à effet de serre. C’est qu’affirme la Coordonnatrice technique de la Commission Climat du bassin du Congo et Ministre de l’environnement, du développement durable du Congo, Arlette Soudant Nonault. La femme politique pétrie d’expérience dans la diplomatie internationale, souligne à l’ouverture des travaux que « toutes les conditions sont réunies pour produire un contenu riche, inclusif et utile à nos bassins et à la planète».


Cette 2ème édition du sommet des trois bassins organisée par les Nations Unies et de l’Union africaine, marque un tournant décisif pour notre Coalition mondiale. Les nations unies interviennent parce qu’elle a établi à l’intention des pays partis à la convention des nations unies sur les changements climatiques, 2021 à 2030, une décennie pour la mobilisation mondiale en faveur de la sauvegarde et de la restauration des écosystèmes. L’attention est aujourd’hui tournée vers les trois bassins du fait de leur concentration de 80 % des forêts tropicales du monde et deux tiers de la biodiversité terrestre.



En dehors de la dizaine des chefs d’Etat et de gouvernement, 427 ONG, 354 opérateurs économiques, 326 délégués des peuples autochtones et 254 jeunes nourrissent l’espoir d’obtenir les capacités de financement des services écosystémiques de leurs forêts. Dans cette logique, la Commission Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), l’Initiative des Forêts d’Afrique Centrale (CAFI) et les leaders des collèges du PFBC, se sont donné rendez-vous à cette conférence. L’atelier de ces organisations s’appuie sur les engagements financiers pris à la COP 26 et la promotion d’un accord juste et équitable pour la protection et gestion des forêts. A ce jour, on enregistre déjà des inquiétudes, celles porté dans une Déclaration de la coalition des Organisations de la Société Civile des trois bassins forestiers.