Côte d’Ivoire / Crise post électorale : tentative d’intimidation de Ouattara sur les opposants


Les domiciles de plusieurs opposants ont été encerclés le 3 novembre par des forces de polices, qui par la suite ont procédé à des arrestations. Une initiative du gouvernement qui a saisit la justice suite au mouvement de désobéissance civile lancé par l’opposition et la création du Conseil national de transition (CNT). Il l’a annoncé dans une déclaration prononcée à la mi-journée.


La police déployée devant les domiciles


La police ivoirienne s’est déployée mardi 3 novembre à Abidjan devant les maisons des deux principaux opposants à Alassane Ouattara. Ils sont accusés de sédition par le gouvernemant, après avoir annoncé la création d’un conseil de transition en réaction à l’annonce de la réélection de Mr Ouattara. Dans une déclaration à la presse mardi 3 novembre, le gouvernement ivoirien a condamné la formation du Conseil national de transition, annoncé par l’opposition, lundi après-midi. Une organisation « devant se substituer aux institutions républicaines légalement établies », selon les termes du communiqué. Pour les autorités ivoiriennes cette annonce ainsi que les violences perpétrées suite au boycott actif constituent :« des actes d’attentat et de complot contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire national ». Raison pour laquelle le garde des Sceaux et ministre de la Justice, Sansan Kanbile, a donc annoncé que le procureur de la République et le tribunal de première instance d’Abidjan avaient été saisis « afin que soient traduits devant les tribunaux les auteurs et les complices de ces infractions ». La réponse du gouvernement intervient moins de 24 heures après que l’opposition ait dénoncé ce qu’elle appelle « une parodie d’élection ». Et annoncé « la création d’un Conseil national de transition chargé de former un gouvernement de transition ».

Des arrestations sous fond d’intimidation

Des membres du Conseil National de Transition avec à leur tête le ministre Maurice Kacou Guikahue et tous les autres chefs de partis politiques faisant partis du Conseil ont bel et bien été arrêté par les forces restés fidèles à l'ancien président Alassane Ouattara. Fort heureusement ils ont été relaxés contre toute attente. Il s’agit de Maurice GUIKAHUÉ, N'DRI Narcisse, Dir-Cab, Mamadou Koulibaly, Gnamien KONAN, Mme ZIÉ KONÉ (GPS), Dr SARAKA (Cojep) et Mme BONI Clavérie . Leur liberation serait le fruit de la demande de l’ONU. Aux dernières nouvelles, l'Elysée aurait émis un coup de fil qui a tout chamboulé et a abouti à la libération immédiate des nouvelles autorités de la République de Côte d'Ivoire. De plus, le domicile de chaque leader s'est vu mettre sous surveillance. Du président Bedié jusqu'au dernier d'entre eux, ils sont tous en résidence surveillée. Une intimidation qui n’a aucun effet sur le président Henri Konan Bedié, chef du Conseil National de Transition qui est toujours déterminé et se dit prêt à livrer le nom de son premier ministre pour lui laisser toute la latitude pour mettre en place un gouvernement digne de ce nom. Les perturbations enregistrées cette soirée n'ont en rien entamé sa volonté de conduire la Transition politique pour réconcilier les Ivoiriens.

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