L'ONU, l'UA, la CEDEAO face à l'histoire : éviter un bain de sang en 2020 en Côte d'


L'imposture, la forfaiture, le goût effréné du pouvoir, la ruée vers les richesses du pays et l'égoïsme des Hommes politique ont plongé la Cote d'Ivoire dans une crise post électorale sans précédent qui a causé des milliers de morts, d'exilés et de prisonniers tant à l'intérieur qu'à l'extérieur en 2010. Le remake de 2010 se pointe à l'horizon en Côte d'Ivoire. Tous les voyants sociaux présagent une autre crise post électorale qui cette fois a donné comme signes avant coureurs une crise pré- électorale marquée par l'exclusion de plusieurs candidats à la présidentielle du 31 Octobre 2020.


1- Confusion de rôles entre la CEI et la Cour Constitutionnelle pour un imbroglio politique sans précédents !


C'est la Commission électorale Indépendante qui a crevé l'écran en refusant de recevoir certaines candidatures dont celle de Laurent KOUDOU GBAGBO du Front Populaire Ivoirien (FPI). Cet acte a été qualifié d'excès de pouvoir de la part des partisans de l'opposition et de la Société civile ivoirienne. Excès de pouvoir justement par ce que selon l'ordonnancement juridique interne de la Côte d'Ivoire, seule la Cour constitutionnelle a compétence pour disqualifier une candidature à l'élection présidentielle.


L'exclusion en elle-même étant un corolaire du désordre social, les instances internationales, africaines et régionales qui n'ont de cesse de promouvoir des élections inclusives devront jouer leur partition dans l'impartialité totale en œuvrant pour la participation de tous les acteurs politiques à cette élection ! L'exclusion de Guillaume KIGBAFORI SORO de GPS, de Laurent KOUDOU GBAGBO n'est pas un fait insurmontable ! Une ordonnance d'amnistie suffit pour rétablir leurs droits électoraux qui ont été entachés par des décisions judiciaires iniques, en connaissance de cause.


2- Éviter en 2020 le jeu trouble de l'ONU, de l'UA et de la CEDEAO comme ce fut le cas en 2010.

Il ne fait l'ombre d'aucun doute que l'ONU a pris partie pour Alassane Dramane Ouattara qu'elle a accompagné au pouvoir dans un flou électoral artistique, l'actuel Chef de l'État au détriment d'un décompte des votes pour dégager le candidat majoritaire. Les Chars de l'ONUCI ont été mis à contribution pour l'offensive contre le palais présidentiel d'Abidjan. Le Président de la Commission de l'Union Africaine de l'époque, le Gabonais Jean PING avait engagé l'organisation panafricaine dans le Niet au recomptage des suffrages en Côte d'Ivoire. La CEDEAO quant à elle s'est pliée à la décision de la commission de l'Union Africaine pour condamner la présence de Laurent KOUDOU GBAGBO dans le palais présidentiel. Conséquence, des milliers de morts dans la confrontation entre les partisans des deux camps.


Une prestation de Serment à l'Hôtel Le Golf en lieu et place des institutions judiciaires ivoiriennes était une autre imposture que l'ONU, l'UA et la CEDEAO ont cautionné, ce qu'elles réfutent dans d'autres pays.. Attention à un autre bain de sang en Côte d'Ivoire en 2020. Ce serait de trop !

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