OMC / Election : l'unité de l'Afrique mise à l'épreuve


L'élection à tête de l'organisation Mondiale du Commerce (OMC) est de plus en plus serrée. Parmi les candidats retenus, deux africaines: la kenyane Amina Mohamed et la nigériane Ngozi Okonjo.


Pour les observateurs, si le continent noir affiche son unité en soutenant ses deux candidates retenues pour la course finale, il y a de grandes chances qu'il décroche le siège de Directeur Général de l’OMC. Face aux autres candidats l'unité de l'Afrique est interpellée afin de mettre toutes les chances de son côté. La Corée du Sud par exemple est très soutenue en Asie. Parallèlement, le candidat moldave qui a été éliminé de la course soutient Amina Mohamed.


Pour la première fois dans l’histoire, l’Afrique pourrait prendre la tête de l'OMC si tous les pays africains décident de donner leur voix aux candidatures africaines. Après la démission en août dernier du brésilien Roberto Azevedo, un an avant la fin de son mandat, l’organisme est à la recherche d’un nouveau directeur général. L'Afrique a toutes ses chances selon les analystes.


LES CANDIDATES AFRICAINES


Amina Mohamed du Kenya

Amina Mohamed a rejoint le gouvernement kényan en 1985. Elle a passé plus d'une dizaine d'années dans les rangs des postes diplomatiques du Kenya, à Genève et au Conseil de sécurité des Nations unies. De 2000 à 2006, elle a été ambassadrice et représentante permanente auprès de la mission diplomatique du Kenya à Genève et a présidé le Groupe africain à la Commission des droits de l’homme de l’OMC. Elle a été la première femme à présider le Conseil général de l’OMC en 2005. En 2006, elle est nommée, au ministère des Affaires économiques et du Commerce extérieur kényan, directrice chargée de l'Europe et des pays du Commonwealth ainsi que des matières concernant la diaspora kényane. Entre 2008 et 2013, elle fait un passage au secrétariat permanent auprès du ministre de la Justice, de la Cohésion nationale et des Affaires constitutionnelles de son pays et au programme des Nations Unies pour l’environnement en tant que directrice exécutive. En 2013, elle devient la première femme à occuper le poste de ministre des Affaires étrangères au Kenya, puis en janvier 2018, elle est nommée ministre de l'Éducation. Aujourd’hui candidate par le Kenya au poste de directeur général de l'OMC, elle a selon les analystes, tous les atouts nécessaires pour occuper ce poste. Elle compte utiliser sa longue expérience au sein de son administration et à l’international pour hisser plus haut l’organisation. Dans son agenda, Amina Mohamed envisage soutenir et travailler avec les autres membres pour la réforme et le renouvellement de l'OMC. Adepte de la valeur du système commercial multilatéral, elle a l’intention d'offrir une perspective nouvelle, large et inclusive, en veillant à ce que tous les membres soient impliqués et contribuent à la prise de décision.


Ngozi Okonjo-Iweala du Nigeria

Connue pour son intégrité, incorruptible, l’ancienne ministre des Finances a toujours lutter contre les corrompus dans son pays. Le choix pour le Nigeria de présenter l’ancienne ministre comme candidate semble plus que judicieux selon les observateurs, au regard de ses états de service. Son passage à la Banque Mondiale, au sein de divers conseils d’administration de haut niveau et à la tête du ministère nigérian des Finances auraient été suivis d’éloge quant à son efficacité, mais également à son intégrité. Une expérience et des qualités qui pourraient jouer en faveur de la candidate nigériane.

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