Cote d’Ivoire/Présidentielle 2020 Ouattara candidat: passage en force ou mandat de trop?


Sans surprise le président Allasane Ouattara a annoncé, hier, qu’il briguera un troisième mandat, dans le cadre de la présidentielle du 31 octobre prochain. « Un devoir citoyen, selon lui, un cas de force majeur ; des mots concocté dans un discours télévisé à l'occasion de la célébration du 60e anniversaire de l'indépendance du pays.


Alors qu’il s'était engagé à ne pas briguer un troisième mandat, Alassane Ouattara a finalement décidé de faire ce virage à 180 degrés après le décès le 8 juillet dernier, de son dauphin, Amadou Gon Coulibaly. Selon des analystes, des enjeux sont aujourd’hui énormes, Ouattara ayant bien pris le soin d’écarter ses adversaires des plus redoutables ; ce qui suscite par ailleurs moult interrogations, par exemple: "Comment comprendre que c’est pendant le discours pour l’indépendance qu’il annonce sa candidature en tant que candidat pour un parti politique ? Cela démontre le mépris contre l’emblème et les armoiries de l’Etat. Alassane vient de fouler au pied les fondements de notre nation."


UNE CANDIDATURE SANS SURPRISE


L’annonce de la candidature du président Ouattara a été sans surprise au regard des évènements actuels en Cote d’Ivoire. Entre le décès d’Amadou Gon Coulibaly, les accusations de trafic de drogue contre le premier ministre Bakayko, l’évidence était plus que claire.

Désigné candidat du RHDP le parti au pouvoir pour le compte de la présidentielle d’octobre prochain, l’ancien premier ministre Ahmadou Gon Coulibaly est malheureusement quelques jours seulement après son séjour médical à l’étranger.

Si certains pensent que ce décès était « programmé » au regard de l’Etat de santé fragile de l’ancien premier ministre et de la charge professionnel qui lui avait été donné, cela a permis de redistribuer les cartes. Les analystes annonçaient déjà une 3e candidature du président Ouattara.


Le nouveau premier ministre Hamed Bakayoko était présenté comme un potentiel dauphin du chef de l’Etat ivoirien. Mais ce dernier fait aujourd’hui l’objet d’accusations graves, qui ternissent l’image du pouvoir en place. Hamed Bakayoko a été présenté selon une enquête internationale, comme le « baron de la drogue » en Cote d’Ivoire. Des sources affirment d’ailleurs que les services de renseignements américains seraient entrain de mener une enquête afin de démanteler ce réseau. Avec ce palmarès hautement négatif, il était évident qu’une candidature d’Hamed Bakayoko aurait crée beaucoup de remous.


Les prochains jours en Cote d’Ivoire s’avèrent dangereux. Depuis l’annonce de la candidature du président Ouattara pour un 3e mandat, le climat est de plus en plus tendu. Le fait d’écarter aussi d’éventuels candidats et adversaires politiques ne serait pas du gout de l’opposition qui dénonce l’instauration d’un climat de terreur dans le pays.


Cependant, certaines réactions ne sont pas faites attendre. L’artiste musicien Meway a manifesté sa colère à la suite de cette annonce via un message vidéo. « C’est un mandat de trop (…) Le peuple ivoirien pourrait vous manquer de respect (…) Vous allez vous mettre du mauvais coté de l’histoire ». Notons que certains Hommes politiques ont déjà déclaré leurs candidatures : l'ancien président Henri Konan Bédié (PDCI), Pascal Affi N'Guessan (FPI), et Albert Mabri Toikeusse (UDPCI).





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