top of page
  • 2rp

Qui sont les démolisseurs de la République de Guinée ?


Ils sont connus de certains, ces personnages guinéens qui ont démoli le pays et vendu à leur profit en pièces détachées, l’héritage laissé à la Guinée par Sékou Touré. Sidya Touré, ancien Premier Ministre et Président du parti UFR (Union des Forces Républicaines) et Cellou Dalein Diallo, sont donc ceux-là, qui aujourd’hui, opposants aux régime en place, ont contribué de par leurs mauvaises gestions des affaires publiques, à l'énorme retard que le pays accuse actuellement dans son processus de développement socio-économique. Aujourd’hui que ces derniers veulent briguer et exercer la plus haute fonction de l'Etat, il est important, de faire une rétrospection dans l’histoire, sur leur gestion du pays et leur héritage politique. En mettant au grand jour les faits, il faudrait que les guinéens en tant que citoyens libres,puissent jauger et décider par eux-mêmes, s'il y a lieu ou pas, d'en faire encore des gouvernants.

En effet chacun de ces deux hommes a déjà eu les pleins pouvoirs en Guinée. Sidya Touré a été premier ministre entre 1996 et 2006. On se rappelle que le Général Conté laissait ses ministres travailler avec un contrat de confiance. Il répétait d’ailleurs sans cesse « Si c’est bon pour la Guinée faites-le. Moi je suis un soldat, je garderai le pays dans la PAIX et nos frontières en sécurité…Vous les technocrates, développez la Guinée, faites tout ce qui est bon pour notre pays ».


Le règne de Sidya Toure en tant que premier ministre de 1996 à 1999

Avant son arrivée en 1996 à la Primature guinéenne, beaucoup n’avaient jamais entendu parler de lui. Plusieurs questions taraudaient leurs esprits, surtout celle de savoir les motifs de sa nomination à un poste aussi stratégique alors que celui-ci n’avait aucune connaissance de son pays,la Guinée, qu’il avait quittée à son adolescence.


En réalité c’est grâce à un lobbying, et surtout avec le soutien de ses amis que Sidya Touré avait pu entrer dans les bonnes grâces du Général Lansana Conté, alors en quête d’un Chef de Gouvernement intègre et compétent. Ses amis en question étaient Aboubacar Somparé, à cette époque Président de l’Assemblée Nationale et Kassory Fofana, alors Directeur Général de l’ACGP (Administration et Contrôle des Grands Projets) et proche de Conté. Ces derniers auraient donc fait jouer leurs relations, pour que Sidya Touré, occupe le poste de premier ministre au lendemain de la terrible mutinerie de Février 1996. Un choix que le Président regretta très vite.


En effet, dès sa nomination en 1996, sa première décision a révélé sa nature cupide et affairiste. Il a commencé par cumuler les fonctions de Premier Ministre avec celles de Ministre des Finances, de l’Economie et du Budget. Il était assisté de deux ministres délégués, a l’instar d’Ousmane Kaba, Ministre Délégué à l'Economie et des Finances et d’Ibrahima Kassory Fofana, Ministre du Budget et la Reforme des secteurs parapublics. Profitant de cette véritable supériorité sur les finances du pays, il s’est adjugé également les attributions de Président du Comité de Trésorerie et celles de la Commission Nationale des Investissements. Avec ce cumul de fonctions, il disposait entre autres privilèges du double pouvoir. Premièrement, il décidait du choix des dépenses de l’Etat et notamment des factures et autres prestations des fournisseurs à régler de façon discrétionnaire. Deuxièmement, il octroyait également les exonérations et autres avantages fiscaux et douaniers aux sociétés et entreprises avec lesquels il avait convenu des arrangements juteux en sa faveur.En guise d’exemple, on a souvenir, qu’il s'est autorisé l'exonération des frais de douanes et de taxes pesant sur les entreprises de son groupe, la Société financière de Guinée (SOFIG). Il en fut de même pour les sociétés où il était actionnaire à travers la SOFIG. Notamment la fabrique de cigarette et allumette, de l'usine de caoutchouc, l'usine de dynamite à Kamsar etc., qui sans exception ont profité indûment du statut d'exemption fiscale. Il a accordé des exonérations fiscales aux entreprises SOBRAGUI et BONAGUI sans aucun fondement soutenu par l'orthodoxie des procédures économiques et financières. En accordant des avantages fiscaux à ces entreprises dans lesquelles, il a acquis plusieurs actions, (25% Sobragui et 9 % Bonagui) Sidya les récupère par la suite. Sidya Touré disposait donc ainsi, de tous les pouvoirs financiers et patrimoniaux du pays.


Une fois, sans appel d'offre et en passant outre les règles et procédures de passation de marchés publics, Sidya Touré, a procédé à l'achat de vieux groupe électrogène de 11 mégawatts. Non seulement surfacturés et acquis au marché noir, ces groupes électrogènes déclassés au Nigéria et destinés à la ferraille, ont été acquis par l’ancien chef du gouvernement à hauteur de 50 millions de dollars américain. La mise en service de ces groupes a nécessité d'énormes travaux de réparation dont les factures se sont élevées à plus de 42.000 euros pour ne livrer que 10 MW durant deux (2) ans environ.


C'est encore en sa qualité de Premier Ministre, qu'il s'est arrogé le droit d'exproprier l'Etat de plusieurs propriétés foncières. C'est le cas de l'entreprise publique Libraport à Coleah à Conakry dont il s'est approprié le terrain pour ériger l'immeuble SOFIG. C'est également le cas de ses propriétés immobilières de Matam à Conakry (où se trouve le siège de son parti) construites sur le domaine dépossédé à l'Etat. Il en est de même pour sa résidence ou il a dépouillé purement et simplement un Orchestre national propriétaire par une donation de l'Etat et dont la progéniture vivaient de la rente.


C'est en sa qualité de Premier Ministre et Président du Comité de Trésorerie, que les dépenses publiques ont été exécutées sur simple lettres de paiement ordonnées par le Premier Ministre. A ce titr