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RDC / Joseph Kabila : parcours admirable d'un souverainiste incompris


18 ans après, retour sur les réalisations remarquables et remarquées du panafricaniste des temps contemporains Joseph Kabila.

De bonne taille, visage épais barré de grosses lunettes de soleil rayé de couleur sombre, agrémenté d'un petit sourire. Telle est la description de Joseph Kabila, celui qu'on qualifie aujourd'hui de " père de la démocratie congolaise " en raison de la première passation pacifique et civilisée du pouvoir à l'issue de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018 en République Démocratique du Congo.

Doté d'une grande capacité de travail, d'un esprit subtil et rusé, plutôt taiseux et peu souriant, il sait pourtant jouer d'amabilité et d'une certaine naïveté rouée. Mais cet ancien plus jeune président de la RDC est avant tout un militaire décidé, patriote, jusqu'au-boutiste et organisateur.


Né le 04 juin 1971 à Hewa Boro II, dans le territoire de Fizi, Président de la république de 2001 à 2019. Fils du regretté nationaliste Mzee Laurent-Désiré Kabila, qu'il succède après son assassinat le 16 janvier 2001, au cours de la deuxième guerre du Congo.


Après un bref séjour à la tête de l'Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP), il crée en 2002 le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).


C'est d'ailleurs sous la bannière de ce parti qu'il est élu au second tour de l'élection présidentielle de 2016, mais également en 2011. Il convient de rappeler qu'il prend le pouvoir dans un contexte de guerre civile, de néant institutionnel, de délabrement social, d'asphyxie économique, de division politique, de gouvernement d'union national et des interminables dialogues nationales. C'est dans cette alchimie qu'il gère le pays de 2001 à 2019 date à laquelle le pays de Patrice Lumumba connaît la première alternance pacifique.


2001-2019, cela fait mathématiquement 18 ans que le président Kabila nonobstant les obstacles sus-évoqués a réussi l'espoir de faire des réalisations mémorables en République Démocratique du Congo et au delà. Elles s'inscrivent dans plusieurs domaines :


DANS LE DOMAINE POLITICO-INSTITUTIONNEL


Après l'effondrement institutionnel et la faillite de l'État causé par le départ forcé de Mobutu et l'assassinat ignoble du nationaliste Mzee Laurent-Désiré Kabila, Joseph Kabila prend les règnes d'un pays complètement en ruine en proie à la déstabilisation et balkanisation par des groupes militaires et rebelles des pays voisins et multinationales pour le pillage des minerais. C'est dans ce contexte particulièrement difficile que le président Kabila dans un leadership extraordinaire réorganise l'espace public, politique et institutionnel.

Territoire en forme de tête d'éléphant, la RD Congo se caractérise avant tout par son immensité. D'une vaste superficie de 2342.000 kilomètres carrés, soit plus de quatre fois la France et près de quatre-vingt fois la Belgique.

Kabika, engage ses premières réformes sur le plan politique avec l'organisation d'une kyrielle de dialogue national qui conduisent plus tard à la gestion de 1+4 ( 1 président plus 4 vice-président ). Preuve historique de ce qu'il n'a jamais géré le pays tout seul.

Toujours dans la continuité de ses réformes, il dote le pays de la toute première constitution dont la particularité est marquée par mise sur pieds d'un régime semi-présidentiel, garantissant une part de pouvoir énorme au premier ministre chef du gouvernement.

Juste après la constitution, Kabila met sur pieds des institutions et instaure l'État de droit. Malheureusement, cette dynamique hautement salutaire sera mise en mal un an plus tard par les groupes rebelles du milicien Jean Pierre Bemba, causant des milliers de mort à Kinshasa. Malgré cette épreuve douloureuse, le téméraire Kabila ne s'arrête pas.


DANS LE DOMAINE DE L'ÉCONOMIE


Fidèle a son principe de souveraineté et de non redévabilité à l'égard des institutions de Bretton Woods et des partenaires étatiques, Kabila liquide les dettes extérieures du pays et trouve des solutions endogènes pour la relance du tissu économique. Rappelons à cet effet que Kabila, conscient de la stratégie de l'endettement chronique qui vassalise les États afin de les sortir de leurs missions régaliennes, a fait 10 ans sans prêt auprès du FMI et la Banque Mondiale. Il convient de préciser que la dernière élection présidentielle a été financée entièrement sous fond propre de l'État en raison de la bonne gestion de la souveraineté monétaire dont plusieurs pays francophones ne disposent toujours pas.

À cela s'ajoute la réforme très appréciée du nouveau code minier qui rehausse des redevances sur les minerais classiques de 2 % à 3,5 % et allant jusqu'à 10 % sur les minerais considérés comme stratégiques, tels que le cobalt, le cuivre et le coltan.


DANS LE DOMAINE SÉCURITAIRE


L'investissement colossal du président Kabila dans l'armée est à saluer au regard du nombre de militaires actifs, de la force navale, de la disponibilité du carburant pour les opérations militaires, du nombre d'avions de chasse, du budget consacré à la défense et de la flexibilité logistique. C'est d'ailleurs sur cette approche critèriologique que le site Américain Global Fire Power (GFP) spécialisé dans la défense a eu à faire le classement 2018 des puissances militaires africaine (Top 30 Africain) ou le RD Congo occupe le 10e rang juste après la Libye.

Notons également la création des écoles de formation militaire.


DANS LE DOMAINE GÉOPOLITIQUE ET STRATÉGIQUE


Du haut de son expérience et de son statut de militaire, Kabila a mis un accent particulier sur la diversification des partenariats avec des puissances alternatives notamment la Chine, la Russie et la Corée du Nord.


DANS LE DOMAINE DE