Cameroun: guerre ouverte entre le gouvernement et les ONG internationales

Le gouvernement camerounais mène une bataille sans précédent contre les ONG qu’il accuse de vouloir déstabiliser le Cameroun et de faire le jeu des sécessionnistes…


Dans une conférence de presse tenue le 09 mars dernierà Yaoundé, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a accusé des ONG internationales de masquer ou de minimiser volontairement les nombreuses atrocités commises par les terroristes dans le nord-ouest et le sud-ouest. Face aux hommes de médias, il a déclaré « que les ONG Human Rights Watch, Amnesty International, International crisis Group, OCHA, le Rhedac et bien d’autres, sont engagées dans une démarche conspirationiste contre le Cameroun et les forces de défense et de sécurité. Il a annoncé qu’un responsable de OCHA est parti précipitamment du Cameroun, après avoir «avoué avoir reçu de sa hiérarchie instruction de fabriquer ce rapport pour tenir l’image de l’Armée camerounaise».


Au cours de son allocution, Paul Atanga Nji a déclaré: «de nombreuses ONG aux ordres des ennemis de notre pays véhiculent régulièrement des informations erronées sur la gestion de la crise par le gouvernement dans les régions [du Nord-Ouest et du Sud-Ouest] », lance le ministre, donnant ainsi le ton de son propos. « Ces ONG ont reçu cinq milliards de francs CFA de la part de réseaux occultes pour déstabiliser le Cameroun », poursuit-il, en citant Amnesty international, International Crisis Group, le Rhedac, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha), ou encore Human Right Watch.


Les récriminations du gouvernement vis-à-vis des organisations de défenses des droits de l’homme opérant au Cameroun sont fréquentes. Mais la sortie du ministre Paul Atanga Nji a rapidement provoqué un tollé en raison des menaces proférées contre des médias camerounais qu’il a accusé de « connivence ». Il reproche à ces médias (Equinoxe TV, Radio Balafon, Le Jour, STV), d’avoir publié le rapport de Human Right watch qui accuse l’armée du massacre de Ngarbuh. Puis, il a pointé un doigt accusateur sur International Crisis Group, Ocha, Amnesty International et le Rhedac, qui pour le gouvernement sont financées dans le but de ternir l’image du Cameroun.

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