Sommet de l'élevage de Clermont- Ferrand : l'Afrique invitée spéciale



La ville du centre de la France organise l'événement, à partir de ce 2 octobre, avec le continent noir comme invité spécial, où quelque deux mille bovins et ovins seront présentés.


L'Afrique, ses bergers et ses troupeaux font partie des grandes découvertes de la vingt-huitième édition du rassemblement de la profession agricole où plus de mille cinq cents exposants de trente-deux pays, et deux mille animaux appartenant à l'aristocratie génétique du troupeau français prendront part (veaux, vaches, moutons, chèvres et chevaux).


Près de cent mille visiteurs venus de quatre-vingt-cinq pays sont attendus pour ce sommet de l'élevage avec un forum consacré au continent et de nombreuses rencontres professionnelles, alors que les conflits pastoraux se sont multipliés dans plusieurs pays d'Afrique de l'ouest. De nombreuses délégations du continent sont attendues autour de la Cofenabvi-AO, l'interprofession de la filière bétail à viande de l'Afrique de l'ouest, et de l'interprofession de la viande française Interbev, et des éleveurs.


Thomas Sawadogo, de l'interprofession des éleveurs Cofenabvi-AO, explique la situation. "Le commerce du bétail est très informel dans nos pays et traditionnel dans les pays du Sahel comme le Mali, le Burkina Faso ou le Niger pour alimenter les pays côtiers comme le Sénégal, le Bénin ou la Côte d'Ivoire, mais depuis l'apparition du jihadisme, le marché est très fortement perturbé et beaucoup de marchés de bétail ne fonctionnent plus", a-t-il laissé entendre, avant de faire allusion au réchauffement climatique et ses conséquences. Il a cité, par exemple,"une vulnérabilité des systèmes de production face aux crises fourragères et alimentaires des élevages des pays du Sahel".


Pour les professionnels, les conflits meurtriers qui se développent entre communautés d'agriculteurs et d'éleveurs lors des transhumances traditionnelles de troupeaux en Afrique nécessitent une professionnalisation et une sédentarisation des éleveurs. On estime que la demande en produits carnés en Afrique de l'ouest va augmenter de 250% d'ici à 2020 sur fonds d'urbanisation galopante et d'amélioration du pouvoir d'achat de la population. "Nous cherchons notamment des investisseurs pour améliorer le transport des animaux vers les pays côtiers, traditionnellement consommateurs, dans de bonnes conditions", a lancé Thomas Sawadogo.

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