Pendant que les Américains bagarrent avec les chinois sur Huawei, les Japonais présentent au monde l


Il y a juste 4 jours, mardi 6 août 2019, l'entreprise japonaise NEC a présenté au monde son premier prototype de voiture volante. C'est une voiture électrique qui a pu voler pendant une minute.


Trop bref, oui, mais elle a tenu en vol. Quitte maintenant aux ingénieurs de trouver comment faire passer cette 1 minute en 1.000 heures d'autonomie de la batterie. Et pour l'instant, il n 'y a que le cobalt pour garantir une durée supérieure. Et qui dit Cobalt, dit RDC et Cameroun qui compte la moitié des réserves mondiales identifiées à ce jour.


Et c'est le moment où certains camerounais demandent aux Nations Unies de transformer le pays en un No-Man's land comme en République Démocratique du Congo où les troupes des Nations Unies n'ont jamais pu arrêter quoi que ce soit, sinon, protéger l'exploitation clandestine exponentielle des minerais rares du sous-sol du pays par des inconnus.


Revenons à la voiture volante de NEC.


L'histoire commence en 1899, lorsque l'ingénieur japonais, Iwadare Kunihiko (1857-1941) après avoir travaillé aux USA pour Edison à New York., en 1888, à 31 ans, il démissionne, en disant qu'aux USA, il ne sera que sous les ordres d'un Patron, blanc, ce qui ne l'arrange pas. Il rentre alors au Japon créer sa propre entreprise électrique.


Comme il n'a pas d'argent pour lancer sa propre boite, il contacte les entreprises américaines productrices des accessoires électriques comme Westinghouse et Church & Kerr pour les représenter au Japon. Mais toutes refusent.


En 1889, sans argent pour vivre son rêve de patron, il redevient salarié chez Osaka Dento, l'entreprise qui produit les lampes Osaka.


4 ans après, en 1893, il va à une exposition à Chicago sur le secteur électrique. Il sait que tous les bigs y seront présents. Il n'a pas renoncé à son rêve de devenir patron. Mais sans argent, il sait que sa seule chance est de travailler comme représentant ou comme Agent pour le Japon d'un grand groupe américain, puisque ces derniers sont de loin plus en avance que les japonais.

A l'expo, il découvre que son ancienne entreprise, la Edison venait de fusionner avec la concurrente : Thomson-Houston pour former la General Electric. Il saute sur l'occasion et propose de représenter le nouveau groupe au Japon en vantant le fait qu'il était un ancien ingénieur chez Edison.


Il rentre au Japon après la foire et mettra 2 ans pour peaufiner la fin de sa vie de salarié, pour ne plus commettre les erreurs d'avant.


En 1895, il démissionne de Osaka Dento, pour devenir distributeur de General Electric au Japon.

Mais comme à la foire de Chicago, il avait fait sa proposition à plusieurs sociétés, voilà qu'une fois qu'il a commencé à travailler avec la General Electric, c'est la concurrente toujours américaine, Western Electric, qui le contacte et accepte sa proposition, d'être elle aussi représentée par lui au Japon, surtout pour distribuer ses nouveaux appareils téléphoniques.

Mais notre ingénieur Iwadare, qui sait qu'il a déjà à manger grâce à General Electric, fait monter les enchères avec Western Electric et utilise l'argent qu'il a gagné en 3 ans, pour lui proposer plutôt un partenariat 50%-50%. Les américains accepte. L'entreprise démarre.


Le 17 juillet 1899, entre en vigueur les Traités Inégaux que les pays coloniaux occidentaux imposent au Japon, à la Corée et à la Chine, donnant la majorité de toutes les entreprises à capitaux mixtes aux occidentaux. La Western Electric s'octroie ainsi les 54% et Iwadare seulement 46%, dans une nouvelle société qui prend le nom de Nippon Electric Company (NEC).

Iwadare n'a pas de choix, il accepte, il est nommé directeur général de la nouvelle société. Sa patience, va faire qu'en 1926, il en devienne le président du conseil d'administration.

Avec la crise de 1929, ses patrons américains sont en difficultés. Il peut ainsi acheter leurs parts.

A partir de 1930, il re-orienter l'entreprise à sa guise, pour pointer sur des nouvelles ambitions.

Iwadare Kunihiko ne veut plus représnter qui que ce soit, mais fait que la NEC qui en 1983, changera la lettre E de Electric en Electronic, produise ses propres centraux téléphoniques et se lance dans la production électronique : semi-conducteurs, circuits intégrés, mais aussi aux systèmes de communication : par radio, et par câbles sous-marins. NEC va produire les satellites, micro-processeurs et d'en devenir le numéro un mondiale pendant longtemps avant avant d'être détrôné ensuite par l'américain Intel. Aujourd'hui il a encore le record mondial du plus rapide super-calculateur.


Nec achète l'américain Packard Bell pour s'implanter aux USA dans le secteur des PC. Avant de fusionner cette branche, avec la chinoise Lenovo.


Jusqu'à l'épilogue ce 6 Août 2019, il y a juste 4 jours, lorsque NEC présente le premier prototype de voiture volante au monde.


QUELLES LECONS POUR L'AFRIQUE ?


Les ingénieurs africains qui finissent en Occident sont tellement nombreux à ne pas savoir qu'ils ne seront jamais rien quelque soit la grandeur de la boite qui les emploie.


L'Afrique se trouve aujourd'hui dans les mêmes conditions du Japon en 1878. Et plutôt que de rester dans son pseudo-confort à NewYork chez la plus grande entreprise électrique du monde de l'époque, Edison, Iwadare Kunihiko a eu le courage de démissionner pour rentrer chez lui, sans même savoir ce qu'il allait y devenir.


Aujourd'hui, les ingénieurs africains en Occident, posent des conditions, avant de rentrer dans leur propre pays qui a financé leurs études jusqu'au Bac. Alors que pour quitter le pays aller vers l'inconnu, ils ne posaient aucune condition.

Aujourd'hui, si on ne leur garantit pas un tel salaire, ils ne rentrent pas.

Vous savez ce que je vous dis ?

Restez là où vous êtes et rendez-vous à votre retraite, je verrai comment vous allez partager les mêmes cours de jeux des vieux avec les vieux racistes allemands, français ou britanniques.



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