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RDC / Rwanda : les Congolais ne veulent plus des forces militaires occidentales !



Les pays membres du Comité de l’Afrique de l’Est (EAC), à savoir : le Kenya, le Burundi, la Tanzanie, l’Ouganda, le Soudan du Sud, le Rwanda et la RDC, ont à l’unanimité, décidé de déployer dans l’est de la RDC, une force régionale pour mettre fin à l’activisme des groupes armés, qui écument cette partie du pays. Cette force sera déployée dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri, où une dizaine de groupes armés locaux et étrangers continuent à commettre des exactions.


Au sein de la société civile du Nord-Kivu, le déploiement d’une force militaire de l’EAC c’est une chose, mais ça fait trop. Étant donné que plusieurs autres opèrent déjà sur le territoire congolais à l’instar des forces de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation de la RDC, la Monusco. Une force africaine, d’accord, mais vu que certains voisins de la RDC jouent le jeu de l’Occident, il ne faudrait pas qu’ils viennent semer la zizanie sur le territoire congolais. Mais évidemment, les militaires de la Monusco sont de trop. Cela fait maintenant plus de 20 ans que la Monusco est présente sur le territoire congolais, mais leur passivité face à la montée des violences dans l’est de la RDC est toujours pointée du doigt. Les Congolais ne veulent pas de la Monusco sur leur territoire, et d’ailleurs, ils ne veulent pas non plus nécessairement une force africaine non plus. Ils veulent que l’armée congolaise se renforce et sécurise le territoire une bonne fois pour toutes. Mais en attendant, vaut mieux une force africaine, que des forces militaires occidentales.


Des forces de défense du peuple ougandais (UPDF) opèrent déjà sur le sol congolais depuis novembre 2021. Même si la cellule de communication de la présidence de la RDC a annoncé que les forces de défense du Rwanda ne feront pas partie de cette mission militaire suite à son soutien aux rebelles du M23 pour la déstabilisation de la province du Nord-Kivu, de nombreux habitants souhaitent que d’autres pays pointés dans la déstabilisation de la RDC comme la Monusco soient écartés aussi de ces opérations.

De la rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) passant par le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) jusqu’au mouvement du 23 mars (M23), le Rwanda est toujours pointé du doigt accusateur de livrer une guerre par procuration à la RDC, en fournissant des ressources humaines, matérielles et financières aux groupes armés.

Depuis le mois de mars, plus de 158 000 personnes ont dû fuir les zones en conflit, au moins 13 civils ont été tués dans des affrontements armés à Rutshuru dans l’est de la République démocratique du Congo, a annoncé jeudi l’ONU, affirmant que les interventions humanitaires ont été entravées par la persistance des violences dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo.


Et pourtant, la Communauté occidentale qui a pourtant l’habitude d’user de régime de sanction à tout va, reste passive face au Rwanda, comme si en réalité, ils soutiennent l’offensive de Kigali.

Les Congolais ne sont pas dupes et connaissent parfaitement le deux poids deux mesures des occidentaux quand il s’agit d’une guerre en Afrique.

La mobilisation ne faiblit pas en RDC, une nouvelle manifestation contre le M23 et leurs alliés ce samedi à Kinshasa

Les activistes, membres de la société civile dont beaucoup viennent des mouvements citoyens, seront encore dans la rue ce samedi 25 juin à Kinshasa. Les messages restent les mêmes : soutien aux FARDC, solidarité aux populations meurtries, dénonciation de l’agression rwandaise ».

« Nous organisons cette manifestation pour marquer l’adhésion populaire à cette résistance. La première manifestation était à la gare centrale, une autre était devant l’ambassade du Rwanda et encore une autre devant le ministère des Affaires étrangères », a dit Bienvenu Matumo de la LUCHA.

L’idée est d’avoir une mobilisation plus grande avec la participation de la population de la partie est de la ville de Kinshasa.

« Cette fois-ci, nous avons voulu aller encore devant la population kinoise pour qu’elle marche encore sa présence à cette mobilisation. L’objectif est de montrer à la communauté internationale que les Congolais sont unis pour dénoncer l’agression rwandaise et témoigner leur soutien aux forces armées de la RDC. Nous allons une fois de plus démontrer également notre solidarité vis-à-vis des populations de Rutshuru et de Nyiragongo ».


Les Congolais sont prêts à demander une aide venant d’un pays du bloc de l’Est comme la Russie ou même l’Iran, mais certainement pas en provenance des pays occidentaux. Même si les États-Unis ou encore la France tentent de s’ingérer dans ce conflit et tentent de profiter de la situation pour pouvoir entrer militairement dans l’est de la RDC, les Congolais manifestent constamment pour montrer qu’ils ne veulent certainement pas d’eux dans le pays. Tout le monde sait déjà que ce n’est pas eux qui arrangeront quoi que ce soit à la situation sécuritaire. Bien au contraire. De plus, en RDC, les habitants voient leur hypocrisie face à cette crise. Alors que les preuves sont bel et bien là concernant le soutien de Kigali au M23 et surtout les bombardements sur le territoire congolais et le meurtre de civils qui constituent en soit un crime de guerre et un crime contre l’humanité, aucuns de ces pays occidentaux n’a brandi un régime de sanction contre le Rwanda. Pourtant, Washington et ses alliés européens ont la gâchette facile quand il s’agit de trouver le moindre prétexte pour imposer des sanctions. Ce traitement de faveur envers le Rwanda ne passe pas inaperçu en RDC. La population en a marre de ces inégalités et ces injustices, ce qui amplifie leur colère et leur sentiment anti-occidental.