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Le peuple nigérien se mobilise pour dire non à l’impérialisme français et au complot de la CEDEAO



Des voix s’élèvent contre une intervention militaire au Niger. Des milliers de nigériens se sont rassemblés dans un stade de Niamey ce samedi 04 aout 2023, à la veille de l'expiration de l'ultimatum fixé par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), pour dire non à l’impérialisme français et au complot de l’organisation sous-régionale.


Selon plusieurs sources locales, une délégation de membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) est arrivée dans le stade de 30 000 places sous les acclamations des milliers de nigériens.



Un impérialisme contesté


La France est toujours vue comme l'ancienne puissance qui a colonisé le Niger entre 1897 et 1900. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le pays est devenu un territoire d'outre-mer, comme la plupart des colonies françaises d'Afrique. Ce n'est que le 3 août 1960 que le Niger a accédé à l'indépendance. Mais selon plusieurs nigériens, « La France n'a jamais considéré le Niger comme un partenaire, elle voyait le Niger comme une de ces colonies d'outre-mer ! ».


Il faut rappeler que, le 30 juillet, quelques jours après le coup d’Etat qui a renversé Mohamed Bazoum, le bloc ouest-africain avait donné sept jours à la junte, soit jusqu’à ce dimanche soir, pour le rétablir dans ses fonctions. La CEDEAO réunie depuis trois jours à Abuja avait annoncé avoir « défini les contours » d’une « éventuelle intervention militaire ».



Il faut préciser que, le ministère français des Affaires étrangères a indiqué appuyer « avec fermeté et détermination » les efforts de la CEDEAO pour faire échouer la tentative de putsch. Vendredi, les chefs d'état-major de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest ont « défini les contours d'une éventuelle intervention militaire » contre les militaires au pouvoir, selon un responsable de l'organisation régionale.


Il est à noter que, les gouvernements du Burkina Faso et du Mali dans un communiqué conjoint, ont rechassé lundi 31 juillet une intervention militaire au Niger pour rétablir le président Mohamed Bazoum. Ils ont aussi « dénoncé la persistance de ces organisations régionales à prendre des sanctions aggravant les souffrances des populations et mettant en péril l'esprit du panafricanisme ».



Dans la même lancée tout en privilégiant la diplomatie, le Sénat Nigérian a exprimé son désaccord le mardi 1er aout, concernant l’intervention militaire au Niger et plaide en faveur d’une résolution pacifique de la crise. Cette prise de position souligne le rôle central du Nigeria en Afrique de l’Ouest et témoigne de sa volonté de respecter la souveraineté des nations africaines.


Ce samedi après-midi, le Sénat nigérian s’est réuni à huis clos pour discuter de la situation au Niger, puis a appelé le président Tinubu à « encourager les autres dirigeants de la CEDEAO à renforcer l’option politique et diplomatique », d’après une déclaration du président du Sénat, Godswill Akpabio, à la presse.



Pour l’heure, l’incertitude demeure au sujet d'une éventuelle intervention militaire du bloc ouest-africain au Niger à quelques heures de l'expiration de l'ultimatum de la CEDEAO.

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