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La Turquie et la France se discutent la base militaire de Madama au Niger



Face aux critiques de l'opinion publique en France qui criait son indignation par rapport à la justesse de l'Opération Barkhane, le président français Emmanuel Macron avait décidé de réduire le potentiel des forces armées hexagonales engagées dans la zone. La réduction de la voilure concernait notamment non pas "la mise en sommeil " comme l'annonçait pudiquement l'état-major français, mais bel et bien la fermeture de la base de Madama, au nord du Niger. Au moment où les derniers éléments du chef d'escadron Patrick, Commandant de la base de Madama quittaient ces lieux occupés depuis 2014 à la faveur de l'opération Mangouste, le développement de l'actualité inquiète les français qui pensent avoir fait une erreur stratégique capitale


L'accord secret de défense Niger-Turquie donne les sueurs froides à la France


Devant le retrait français, l'état du Niger était à la recherche d'un partenaire stratégique pour assurer la défense du fortin de Madama, situé à la frontière avec la Lybie et qui est la clef de voûte d'une vieille route caravanière par laquelle transite les migrants en transit pour l'Europe, les armes, la drogue, les terroristes... les turcs qui jusqu'ici se contentaient d'appuyer le Niger d'une aide discrète dans le domaine militaire, ont promis d'aller plus loin. Outre des forces de combats au sol et l'appui aérien, les turcs proposent de compléter le dispositif de surveillance par drones par l'octroi d'un système de type américain Reaper qui est le nec ultra en la matière actuellement au monde. C'est vraiment une excellente opportunité pour le Niger qui non seulement bénéficie d'un outil idoine de riposte contre les djihadistes. Mais aussi évacue l'arrogance habituelle de la France dont les petits calculs diluent l'efficacité de l'action sur le terrain.


Les nigériens qui sont historiquement dans le pré-carré français gardent toutefois un silence de cimetière sur les clauses exactes de cet accord paraphé en juillet 2020. Or, l'intitulé simplement de cet accord contrebalance l'influence militaire de la France qui veut régner en maitre dans le marigot local afin de contrôler l'uranium nigérien au cœur de la puissance énergétique française. Un monopole qui serait difficile à pérenniser avec l'intrusion turque dans la zone. D'où tout le sens des indiscrétions puisées à bonne source qui font état de la grande inquiétude des services spéciaux français au point où consigne a été donnée aux médias de fustiger la présence turque dans la région et d'insinuer sur ses liens supposés avec certains groupes djihadistes.

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