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L'avion présidentiel du Congo vendu aux enchères à 7,1 millions d'euros par la justice française



Un acte controversé qui soulève des critiques quant au respect des relations internationales. L'action récente du gouvernement français qui a vendu l'avion présidentiel du Congo aux enchères, sans l'accord du président Denis Sassou Nguesso, a provoqué une vague d'indignation et de condamnation de la part de la communauté internationale. Cet acte inapproprié soulève des inquiétudes quant au respect des relations entre les deux pays et a été qualifié de violation flagrante des normes diplomatiques.


La vente de l'avion présidentiel, qui s'est déroulée en seulement une vingtaine de secondes, a atteint le montant de 7 millions 100 000 euros. Cette procédure expéditive a choqué de nombreux observateurs, qui estiment que l'affaire aurait dû être traitée de manière plus discrète et respectueuse des protocoles diplomatiques en vigueur.



La vente aux enchères de cet appareil produit par Dassault Aviation a été ordonnée par le tribunal judiciaire de Bordeaux en décembre 2022 puis confirmée en juin 2023 par la cour d’appel, avec une mise à prix initiale fixée à 7 millions d’euros. Elle a été conduite par le commissaire-priseur Vincent Pestel-Debord et s’est conclue en quelques secondes avec le premier et unique enchérisseur. Resté anonyme, celui-ci a trois jours pour régler le solde de son achat et devra retirer la livrée de l’aéronef, actuellement aux couleurs du Congo, a indiqué M. Pestel-Debord.


Le régime de Paris a agi de manière unilatérale, ignorant les droits et les souhaits du président congolais. Une telle action a des répercussions considérables sur les relations déjà tendues entre les deux pays et sape la confiance mutuelle qui est à la base de toute coopération internationale.



Les responsables du gouvernement français ont justifié la vente en citant les difficultés économiques actuelles du Congo et la nécessité de récupérer des fonds. Cependant, cette justification n'excuse en rien le manque de consultation ou de consentement dans le processus de vente. Les autorités congolaises, quant à elles, ont exprimé leur profonde déception face à cette vente forcée et ont regretté l'absence de dialogue préalable.


Plusieurs organisations internationales ont réagi à cet acte du régime de Paris envers le Congo. Amnesty International a qualifié la vente de « violente et irrespectueuse des normes internationales » et a demandé une enquête approfondie sur l'affaire. Human Rights Watch a également condamné cette action, soulignant qu'elle porte atteinte aux droits du président Sassou Nguesso et compromet la stabilité de la région.



La communauté internationale appelle le gouvernement français à reconsidérer sa décision et à prendre des mesures pour corriger cette violation diplomatique. Il est essentiel de préserver des relations harmonieuses et de respecter les procédures établies pour traiter les questions délicates et sensibles entre pays.


Alors que cette vente continue de susciter la réprobation générale, il reste à voir comment le régime de Paris répondra aux critiques et s'il cherchera à restaurer la confiance et la coopération avec le Congo. En attendant, cet incident souligne l'importance du respect et de la prudence dans les relations internationales afin d'éviter de tels affronts diplomatiques à l'avenir.

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