BURUNDI / PIERRE NKURUNZIZA : UN DIRIGEANT QUI SE SOUCIS DES SIENS

June 10, 2020

 

Pierre Nkurunziza le chef de l’Etat du Burundi, est connu comme cet homme qui règne d'une poigne chaque jour plus ferme.


Depuis son investiture, il y’a aujourd’hui 5 ans, le Président s’est rangé devant son peuple pour tenir tête aux grandes puissances au nom de l’indépendance et la souveraineté de son pays, devenant un modèle à suivre pour bien des pays du monde et a fortiori ceux d’Afrique. Nkurunziza est également connu comme un homme de parole. A son investiture au Palais des Congrès de Kigobe, il a annoncé que c’était son dernier mandat. Il a redit cet engagement et a même annoncé qu’il soutiendra son successeur lors de la promulgation de la nouvelle Constitution le 7 juillet à Bugendana.


QUEL BILAN SUR LE POINT DE VUE ECONOMIQUE ?


Frappé par des sanctions de la communauté internationale depuis 2010, le burundais vit de ce qu’il produit. Le paysan a en sa possession de l’engrais naturelle, et des semences sélectionnées. Ils sont parmi les pays qui ont sérieusement lutté contre l’insécurité alimentaire de façon significative, comme en témoigne le recul du taux de mortalité causé par la faim (5 décès/1.000 habitants selon les statistiques). Pour y parvenir, le chef de l’Etat a instauré des projets communautaires pour que les populations ne manquent et ne souffre de rien. Trois jours par semaine, tout le monde sans exception, se rend à des sites précis pour construire le pays. Chacun contribue à sa manière pour faire avancer les choses. Pour la construction des infrastructures par exemple, la population ramène du sable, de la terre, des rochers, du bois et certains outils nécessaires pour la fabrication des briques de terre et des bâtiments en question. Le chef de l’Etat lui-même présent sur les lieux, offre des tôles et du ciment.  


Grace à cette méthode, le Burundi compte depuis 2015, plus de 4000 établissements scolaires, plus de 60 centres de santé et hôpitaux, plus de 50 marchés. Ceci repartis dans chaque commune. Il faut noter que chaque colline est dotée d’au moins 2 écoles et 1 hôpital. De plus, les habitants des différentes régions ont accès à l’électricité, à l’eau et à l’internet.


En ce qui concerne le secteur de l’énergie, une convention a été signée entre la régie nationale de production de l’eau et de l’électricité et la société d’importation des hydrocarbures, « Interpetrol » pour produire 30 mégawatts supplémentaires et cela se traduit déjà par le retour du courant continu, surtout à Bujumbura, la capitale politique et économique du Burundi.


D’autres projets de grands barrages hydroélectriques sont en chantier pour étendre le courant à l’intérieur du pays, de même qu’il est prévu la vulgarisation des énergies renouvelables, notamment le solaire. Des efforts remarquables fournis par le gouvernement et le chef de l’Etat en personne, pour que les populations aient le courant 24/24 heures. Le carburant quant à lui, est moins cher au Burundi comparé à d’autres pays de la sous-région.


Même avec la coupure de l’aide internationale, le cours de la monnaie locale n’a pas dégringolé. Sans financements extérieurs, le Burundi a conduit un dialogue interne qui a abouti au référendum constitutionnel de mai 2018 et dans deux ans, le pays organisera ses élections générales. Pour beaucoup, si l’économie burundaise tient encore debout aujourd’hui avec le poids des sanctions internationales, il y a de quoi parler haut et fort de réussite.


En plus de cela, selon les chiffres enregistrés, le pays a fait une collecte de 753 milliards de francs burundais de taxes et impôts (un peu plus de 430 millions de dollars américains), sur des prévisions initiales de l’ordre de 720 milliards de francs (411 millions de dollars), soit une hausse de 18% par rapport à 2016. Et ce entre 2017 et 2018.


Le Burundi a par ailleurs, commencé à exploiter le secteur minier, notamment le coltan, les terres rares, l’or et l’argent dans différents endroits du pays. Un secteur qui contribuera également a booster l’économie du pays. 

 

QUEL BILAN EN MATIÈRE POLITIQUE ?


Le Président a fait voter une nouvelle Constitution dans un climat de paix et de sécurité. Il a conduit les populations avec son gouvernement, dans le dialogue inter-burundais en Tanzanie où ils se sont entendus sur une feuille de route. Même les Nations Unies ont accepté cette feuille de route. Les ennemis du Burundi avaient tout fait pour paralyser le pays, la preuve est qu’il y a des élus qui ont refusé d’entrer dans les institutions. Mais en « Homme d’une grande sagesse », le Président a su faire preuve de tolérance, envers ceux qui sont dans les institutions mais qui ne se donnent pas à fond au travail.


Au début du mandat du Président Nkurunziza, ses détracteurs faisaient savoir que le chef de l’Etat fermerait les radios, et emprisonnerait ceux qui ont participé au mouvement insurrectionnel. Mais le président a rouvert des médias et a accordé la grâce à ceux qui se disent manifestants. Preuve que la liberté d’expression existe dans ce pays de l’Afrique de l’Est.

 

 EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ


Sur le point de vue sécuritaire, le Burundi aurait frôlé la guerre civile selon certains analystes…


A l’investiture du Président, ses détracteurs agitaient un spectre de génocide. Malheureusement, il n’a pas eu lieu, et les populations ne se sont pas entretuées. Le Président s’est investi pour réconcilier les Burundais et pour rétablir la confiance dans les forces de défense et de sécurité.


Au Burundi, les années précédentes avaient été rendues particulièrement difficiles par la crise politique autour des élections controversées et émaillées de violences de 2015. S’agissant des dividendes de la paix retrouvée, on fait état de 215.000 réfugiés qui sont rentrés d’exil dans les pays voisins, principalement en Tanzanie où étaient établis plus de la moitié des 430.000 demandeurs d’asile burundais connus du Haut- commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr).


Le chef de l’Etat a réitéré l’appel et la disponibilité du gouvernement à accueillir tous les Burundais qui voudront rentrer au bercail volontairement, moyennant des garanties de sécurité de leurs personnes et de leurs biens. La paix et la sécurité sont « indéniables », car on chiffre, près de 310 bandes de malfaiteurs démantelées en 2017, 128 fusils de différents calibres et 1.585 engins explosifs, essentiellement des grenades, saisis. Et ce grâce au programme de sensibilisation et de désarmement de la population.

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