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Coronavirus: la gestion plus que controversée des pays de l’UE

 

Alors que le coronavirus est devenu pour nombre de personnes le sujet le plus discuté et suivi, mettant un peu en arrière les tensions géopolitiques, géoéconomiques et énergétiques du moment, il est intéressant de se pencher sur la différence de gestion d’un certain nombre de pays, au moment où la Chine semble prendre le contrôle de la situation, à la différence des pays prétendument «développés» européens.

 

Si l’origine de l’apparition du virus continue de susciter nombre de débats et toutes sortes de versions font leur apparition parfois sur une base quotidienne, le fait est qu’il y a quelques jours et pour la première fois la Chine a ouvertement suspecté les USA d’être à l’origine de l’apparition dudit virus sur son sol, et ce à travers le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Zhao Lijian. Washington a réagi en convoquant l’ambassadeur de la Chine en poste aux Etats-Unis. Ce qui est sûr, c’est que connaissant l’approche traditionnellement réservée et retenue de la diplomatie chinoise, y compris sur les nombreux sujets de désaccord avec l’establishment étasunien et occidental en général, il est peu probable que cette accusation soit venue de nulle part. A suivre donc.

 

Quoiqu’il en soit et au-delà de cet aspect, certes très important, car si cela s’avère véridique il s’agirait ni plus ni moins de terrorisme étatique d’envergure mondiale, il est également important de se pencher sur les différentes façons de nombre de pays dans la gestion de ce fléau. Pour cela, il serait probablement intéressant de se pencher sur les cas chinois, russe, et des pays de l’UE.

 

La Chine, frappée de plein fouet la première, compte à ce jour le plus grand nombre de personnes ayant été contaminées par le coronavirus. Mais malgré cette catastrophe sanito-humanitaire, Pékin n’a pas fléchi et a engagé très rapidement des mesures grandeur nature, à l’image des capacités du pays. Cela s’est traduit entre autres par la construction en un espace de temps record d’hôpitaux temporaires et par l’utilisation de tout le savoir-faire technologique et médical de l’Empire du Milieu. Sur les plus de 80 000 personnes contaminées, un peu plus de 3214 ont trouvé la mort, soit pour le moment près de 4%. Le nombre de personnes guéries approche quant à lui les 67 000 personnes, soit plus de 83%

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pandémie_de_maladie_à_coronavirus_de_2019-2020. Chiffre assez impressionnant compte tenu de la nouveauté et de l’apparition soudaine du virus en question.

Plus que cela et aux dernières nouvelles: aucun nouveau cas de contamination n’a été recensé dans 21 régions chinoises au cours de ces 14 derniers jours. Dans six régions, il n’y a pas de nouveaux malades depuis plus d’une semaine. La situation épidémique continue de s’améliorer activement dans le pays. Les nombreuses industries reprennent peu à peu. L’optimisme est de retour au sein des responsables et citoyens chinois.

 

Qu’en est-il du voisin et allié de Pékin? A ce jour, la Russie compte 63 personnes contaminées, dont 8 guéries. La plupart des contaminés avaient séjourné en Italie, le pays le plus touché par le virus en Europe et le deuxième le plus touché au monde. A ce sujet, il serait bon de noter que la Russie compte plus de 4200 kilomètres de frontières communes avec la Chine, cette dernière étant par ailleurs le principal partenaire économico-commercial de Moscou. Les échanges entre les deux pays sont très intenses et ce dans divers domaines (affaires, flux touristiques, échanges d’étudiants, etc…). S’ajoute à cela le fait que la Russie est dans le Top 3 mondial pour le nombre de citoyens étrangers se trouvant sur son territoire

https://www.worldatlas.com/articles/highest-immigrant-population-in-the-world.html, avec plus de 11,5 millions de personnes. Et là aussi ce n’est pas tout lorsqu’on sait que des villes comme Moscou ou Saint-Pétersbourg comptent parmi les plus grandes destinations touristiques internationales. Mais malgré ces faits évidents, la situation liée au coronavirus est très loin de celle observée dans nombre de pays de l’Union européenne, notamment l’Italie, l’Espagne ou la France. Pour rappel, la Russie avait pris des mesures de fermeture et de contrôle avancé aux frontières dès le stade précoce de la propagation du virus. Le résultat ne s’est pas fait attendre.

 

Les pays de l’UE, ou plutôt leurs responsables politiques, ne peuvent pas quant à eux se vanter devant leurs citoyens de quoi que ce soit. L’Italie, déjà mentionnée ci-haut, sur plus de 24 7000 contaminations compte 1809 décès, soit plus de 7% par rapport au nombre total de contaminations - soit en termes de proportion presque deux fois plus qu’en Chine. En termes de guérison, le pays compte 1966 cas rétablis (soit pour le moment moins de 10% - contre près de 83% en Chine). Du côté de l’Espagne, sur 7845 cas confirmés, 292 personnes décédées à ce jour. Un pourcentage «meilleur» côté français, mais il n’empêche que cela ne peut aucunement être considéré comme un acquis car l’Hexagone compte tout de même à ce jour 127 décès (sur 5423 cas confirmés). Si certains se posent la question sur le niveau d’efficacité de la médecine et des mesures de soins, notamment si l’on compare les statistiques entre la Chine et l’Italie, il n’empêche que le plus important probablement à noter c’est surtout le manque évident de prise rapide de mesures de prévention qui caractérise la situation sanitaire qui prévaut dans l’Union européenne, avec en prime une psychose digne de l’Armageddon. Ce qui est certain, c’est qu’il est vivement souhaitable à ce que les populations concernées, sans exception et partout dans le monde, puissent rapidement retrouver l’optimisme, et ce à travers des résultats concrets sur le terrain.

 

Parallèlement à cela, nombre de politiciens occidentaux restent dans l’arrogance qui les caractérise. Ainsi, le président français Macron a provoqué une vive polémique au Maroc, suite à un tweet dans lequel il parle d’un ton ouvertement condescendant en direction des autorités marocaines (sur la question de l’évacuation des citoyens français bloqués au royaume après la fermeture temporaire des liaisons aériennes). Ce qui n’a pas manqué de faire réagir la société civile du pays. Beaucoup ont d’ailleurs voulu rappeler que leur pays est normalement et officiellement indépendant depuis 1956. S’ajoute à cela le manque de solidarité évident entre les «alliés» occidentaux (aussi bien dans le cadre USA-Europe, qu’au niveau européiste). Pendant ce temps, la Chine a envoyé en Italie des équipes de spécialistes pour aider le pays à vaincre le coronavirus. Du côté russe à destination de l’Iran, troisième pays le plus touché par les contaminations après la Chine et l’Italie, avec en «prime» les sanctions étasuniennes qui touchent et frappent, entre autres, le secteur médical iranien.

Une chose est néanmoins certaine: l’Occident politique a bel et bien, une fois de plus, montré son vrai visage. Celui de l’arrogance et de l’incompétence réunies. Courage encore une fois aux populations concernées. Car quoi que fasse l’establishment, le tribut est payé par les simples citoyens. Et plus l’establishment est incompétent, si ce n’est pas criminel, plus le tribut est lourd.

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